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Pour un congé parental digne de ce nom, maintenant !

Communiqué de presse

Lors de son congrès, le PS du canton de Berne a décidé de lancer une initiative cantonale pour un congé parental digne de ce nom. Le parti a également dressé un bilan des élections fédérales du 20 octobre 2019, et donné les consignes de vote pour les votations du 9 février 2020.

Le congrès du PS du canton de Berne a chargé le comité directeur de formuler une initiative pour un « Congé parental dans le canton de Berne » et de la présenter à un prochain congrès en vue de son lancement. Pour progresser, le canton de Berne doit se doter d’une politique familiale moderne, ce qui ne peut être que positif pour les familles, l’égalité des genres et l’économie. Il serait donc une bonne chose que le canton de Berne montre la voie avec d’autres cantons progressistes, en introduisant un congé parental. Cela exercerait en plus une pression bienvenue en faveur d’une solution au niveau national. « Un congé parental adapté permettrait de mieux concilier le travail et la famille tout en apportant une réponse à la menace d’une pénurie de personnel qualifié », déclare la vice-présidente du parti Tanja Bauer.

Le congrès a ensuite dressé le bilan des élections 2019. Hans Stöckli, qui a été élu au Conseil des Etats pour la troisième fois consécutive, et les quatre membres du Conseil national ont été particulièrement acclamés. Corrado Pardini et Adrian Wüthrich, qui n’ont pas été élus, et Margret Kiener Nellen, démissionnaire, ont été dûment remerciés pour leur travail. Dans son analyse, le PS du canton de Berne conclut que plusieurs facteurs ont contribué à ce résultat en demi-teinte : le PS n’a pas réussi à démontrer que le climat est en fait une question sociale, et il n’est pas non plus parvenu à convaincre sur des thématiques sociales importantes comme les primes d’assurance, les salaires, les rentes ou les loyers. « Nous avons besoin d’un pouvoir social fort. Nous allons donc continuer à nous battre avec conviction pour la justice sociale », promet le co-président du parti Ueli Egger.

Les délégués ont aussi décidé des consignes de vote en vue des votations du 9 février 2020. Le PS du canton de Berne se déclare favorable aux quatre objets : ce sera donc oui au concordat sur le transfert de la commune de Clavaleyres dans le canton de Fribourg et au crédit pour la place de transit à Wileroltigen, oui à l’initiative populaire « Davantage de logements abordables » et à l’extension de la norme pénale antiraciste. D’un point de vue cantonal, il est très important pour le PS que le crédit pour la place de transit de Wileroltigen soit accepté. La co-présidente du parti Mirjam Veglio considère « que pour le PS, il va de soi que les gens du voyage disposent de suffisamment de places de transit dans le canton de Berne ».

Stöckli reste aux Etats

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne adresse ses plus vives félicitations à son conseiller aux États pour sa réélection. Ce résultat est la preuve de la grande confiance dont il jouit auprès de la population et du respect gagné au-delà des clivages partisans pour son travail sous la Coupole fédérale. Pour la gauche, il est toutefois regrettable que les Verts manquent leur entrée au Conseil des Etats.

Hans Stöckli a été brillamment réélu au Conseil des États. Au vu de la forte concurrence, ce n’était pas gagné d’avance. Cela montre qu’Hans Stöckli continue à jouir d’une grande confiance auprès de la population, et ce bien au-delà des frontières du parti. Ce crédit est à mettre au compte du sérieux de son travail parlementaire et de sa capacité à créer des ponts. Dès l’année prochaine, ce sera d’ailleurs à lui qu’il reviendra d’assumer la présidence du Conseil des États. Le PS du canton de Berne adresse ses plus vives félicitations à son conseiller aux États pour sa réélection. « Ma réélection me procure une grande motivation pour ces quatre prochaines années. Je remercie chaleureusement toutes les électrices et tous les électeurs, » se réjouit Hans Stöckli.

Le PS déplore que les Verts aient manqué leur entrée au Conseil des Etats. C’est regrettable. Le PS félicite les Verts et Regula Rytz pour leurs bons résultats.

Hans Stöckli obtient le meilleur résultat

Communiqué de presse

Hans Stöckli obtient un brillant résultat à l’issue du premier tour des élections au Conseil des États. Voilà une belle preuve de la grande confiance dont il jouit auprès de la population et du respect gagné pour son travail en tant que conseiller aux Etats. Le PS félicite également Regula Rytz pour ses bons résultats. Les scores des deux candidats roses-verts sont de bon augure pour le second tour.

Hans Stöckli obtient un brillant résultat à l’issue du premier tour des élections du Conseil des États. Au vu du grand nombre de candidats, une élection directe tenait quasiment de l’impossible. Ce résultat montre qu’Hans Stöckli continue à jouir d’une grande confiance auprès de la population, et ce bien au-delà des frontières du parti. Ce crédit est à mettre au compte du sérieux de son travail parlementaire et de sa capacité à créer des ponts entre la Suisse romande et la Suisse alémanique, entre la ville et la campagne et entre la jeune et l’ancienne génération. « Je remercie chaleureusement toutes les électrices et tous les électeurs. Je suis prêt pour le second tour, pour lequel je vais encore donner mon maximum, » affirme Hans Stöckli.

 
Le PS remercie les Verts pour la bonne collaboration pendant la campagne; il félicite Regula Rytz pour ses bons résultats. Ces deux performances sont de bon augure pour le second tour. Les deux partis vont analyser la situation pour un deuxième tour et communiquer la suite du processus le mardi prochain.

Un PS fort pour de nouvelles majorités

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne entend atteindre 23 % des voix aux prochaines élections fédérales. Le parti aimerait au moins conserver ses six sièges au Conseil national et le siège de Hans Stöckli au Conseil des États. Il faut un PS fort pour ouvrir la voie à de nouvelles majorités au Parlement. Pour une politique solidaire, qui soit centrée sur l’intérêt général.

C’est avec une grande motivation que le PS du canton de Berne se lance dans la course des élections fédérales. Avec ses quatre thématiques, égalité, santé, environnement et travail, le parti démontre une fois de plus que les préoccupations des citoyens lui tiennent à cœur : cela fait des années que le PS traduit ses valeurs sociales et son esprit de solidarité dans ses revendications.

▪          Avec le PS, l’égalité des salaires s’imposera enfin dans la pratique.

▪          Avec le PS, aucun ménage ne déboursera plus de 10 % de son revenu pour payer ses primes d’assurance-maladie.

▪          Avec le PS, la protection du climat sera une réalité, et elle reposera sur des mesures sociales.

▪          Avec le PS, la lutte contre le chômage passera par des mesures efficaces.

Le PS du canton de Berne entend atteindre 23 % des voix aux prochaines élections fédérales, ce qui donnerait un résultat similaire à celui des élections au Grand Conseil en 2018, où il avait repris 3 % des voix. Le PS entend remporter au moins les six sièges qu’il occupait jusqu’à présent au Conseil national. Selon le co-président Ueli Egger, « les chances du PS dans le canton de Berne sont très bonnes. Nous allons confirmer les résultats des élections au Grand Conseil et au moins conserver nos six sièges ».

Pour ce faire, le PS se présente avec une liste Femmes, une liste Hommes, une liste internationale et une liste JS, composées de candidat-e-s connu-e-s, provenant de toutes les régions du canton et au-delà. « Les candidats sont très motivés, et nous sommes bien sûrs curieux de découvrir qui sur la liste Femmes remportera le siège laissé vacant par Margret Kiener Nellen », déclare la vice-présidente Tanja Bauer.

Pour sa campagne, le PS mise aussi bien sur des moyens classiques comme les affiches que sur les nouveaux canaux en ligne. Comme en 2015, le parti contactera un grand nombre de personnes, par le porte-à-porte ou par téléphone, actions qu’il mène d’ailleurs depuis ce printemps déjà.

En ce qui concerne les élections au Conseil des États, le PS se présente avec le conseiller sortant Hans Stöckli. Personnalité fiable, reconnue et expérimentée au Parlement, il dispose d’un vaste réseau et sa réputation dépasse les frontières partisanes. « Hans Stöckli est un battant pragmatique qui aime la proximité avec les gens. Il connaît et aime le canton de Berne et se dévoue corps et âme pour défendre ses intérêts », déclare la co-présidente Mirjam Veglio.

Ensemble pour le canton de Berne : STÖCKLI & RYTZ au Conseil des États

Communiqué de presse

Comme lors des élections précédentes, les VERTS et le PS du canton de Berne se lancent ensemble dans la campagne pour les élections au Conseil des États du 20 octobre 2019. Avec Regula Rytz et Hans Stöckli, les deux partis présentent une équipe crédible qui s’engage en faveur des questions écologiques et sociales.

Les élections nationales sont des élections déterminantes, en particulier en ce qui concerne le Conseil des États. La prochaine législature sera fortement marquée par des décisions sur des questions capitales comme la réforme des institutions sociales ou la protection du climat. Nous avons besoin de personnalités expérimentées, progressistes et capable de consensus au Conseil des États, d’une force qui apporte ses idées et ses solutions, et représente les intérêts de toute la population.

Le socialiste Hans Stöckli de Bienne et la Verte Regula Ryth de Berne forment un duo idéal : ils connaissent aussi bien les préoccupations des habitants des agglomérations et des villes que celles des citoyens des campagnes. Ils disposent d’une vaste expérience personnelle et politique. La politique du PS et des Verts propose de vraies réponses et des solutions aux problèmes actuels. « L’avancée du numérique nécessite aujourd’hui de définir les bonnes orientations pour l’avenir, afin que la population active puisse prendre part au succès économique de la Suisse, et ainsi raffermir la cohésion sociale de notre société », a souligné Mirjam Veglio, co-présidente du PS du canton de Berne. « La vague de chaleur qui nous a frappés cet été montre une fois de plus qu’une politique climatique engagée est une priorité absolue. Nous recommandons donc de voter pour le duo de choc rose-vert Regula Rytz et Hans Stöckli », ajoute Natalie Imboden, co-présidente des VERTS du canton de Berne.

Personnalité fiable, reconnue et expérimentée au sein du Conseil des États, Hans Stöckli dispose d’un vaste réseau et sa réputation dépasse les frontières partisanes. Il sait concilier les aspects politiques, économiques et sociaux. Lanceur de ponts, notamment avec la Suisse francophone et les milieux économiques, il est en perpétuelle recherche de dialogue avec les personnes concernées. « Je veux continuer à lutter pour une Suisse équitable, solidaire et forte en Europe et dans le monde », s’est engagé Hans Stöckli lors de la conférence de presse.

Femme d’une grande expérience politique, Regula Rytz connaît le canton de Berne comme sa poche, d’Hünibach au bord du lac de Thoune, d’où elle vient, à la ville de Berne, qu’elle a contribué à façonner en tant que directrice des travaux publics et des transports ou pionnière de l’association « Bern neu gründen » (recréer Berne) qui entend rassembler et renforcer la région de Berne. Elle sait forger des alliances durables qui dépassent les limites de son parti. Son but : « Rassembler une majorité en faveur de solutions pour surmonter la crise climatique mondiale et pour renforcer la cohésion sociale. »

Une voix pour les Suisses de l’étranger

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne se réjouit vivement de pouvoir présenter pour la première fois une liste du PS International lors des prochaines élections au Conseil national ; elle comprend six femmes et six hommes résidant hors de nos frontières. Le parti souhaite ainsi donner une voix aux Suisses de l’étranger au Parlement fédéral.

Le monde ne s’arrête pas à nos frontières cantonales ou nationales. Un-e citoyen-ne suisse sur huit réside à l’étranger. Douze d’entre eux sont candidat-e-s sur la liste internationale ; de par leur situation, ils défendent une Suisse ouverte, solidaire et écologique. Ils font partie des 12 % d’électeurs qui vivent hors de nos frontières et qui ne sont donc pas représentés au Conseil national. La liste internationale rassemble des candidat-e-s domiciliés dans des pays limitrophes (Allemagne et Autriche), mais aussi au Mozambique, au Brésil ou en Argentine. Âgés de 24 à 77 ans, ils sont étudiants, retraités, responsable culturel, professeur d’informatique ou interprètes. De par leur regard extérieur, ils contribuent à la diversité culturelle et à la force de la Suisse. Cette voix d’ouverture et de tolérance pourra ainsi enfin se faire entendre au Conseil national.
 

Annexe
Liste du PS International

Soulager la population au lieu de baisser les impôts sur les sociétés

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne est satisfait de l’abandon de la baisse de l’imposition des entreprises dans la révision de la loi sur les impôts 2021. Le Conseil-exécutif respecte ainsi le non du peuple exprimé dans les urnes. À défaut, il propose d’augmenter les déductions pour primes d’assurance-maladie et pour les frais de garde des enfants. Pourtant, les mesures prévues allégeront principalement la charge pesant sur les hauts revenus, mais à peine celle sur les moyens et bas salaires. Au lieu de déductions fiscales, le PS exige donc des réductions de primes et des allocations familiales plus élevées ainsi que des subventions plus importantes pour les bons de garde.

Dans le cadre de la mise en consultation, le Conseil-exécutif renonce à juste titre à réduire les impôts sur les sociétés. Le PS demande qu’il en reste ainsi même après la consultation. Le Conseil-exécutif doit respecter le refus par le peuple de la modification de la loi sur les impôts. Il doit également s’engager en faveur d’une harmonisation fiscale à l’échelle nationale pour freiner une concurrence fiscale dommageable.

Le PS rejette les deux possibilités de déductions fiscales prévues pour les assurances et pour les frais de garde des enfants. Sur le plan du contenu, le parti est entièrement d’accord sur le fait qu’il faut agir dans ces deux domaines, mais il désapprouve les mesures envisagées parce qu’elles ne sont que poudre aux yeux. Étant donné la progressivité des impôts directs, les déductions n’apporteront pas d’allégement notable aux faibles et moyens revenus, ils avantageront surtout les hauts revenus.

Comme alternative à la déduction pour les assurances, le PS propose plutôt une augmentation des subsides. Le parti recueille actuellement des signatures pour une initiative d’allègement des primes. Au lieu de la déduction pour frais de garde d’enfants, le PS demande des subventions plus importantes pour les bons de garde, mais il serait tout aussi concevable de relever de manière générale les allocations familiales.

De plus, le PS soutient la modification qui prévoit de donner la possibilité aux communes d’appliquer d’autres régimes fiscaux pour les entreprises. Toutefois cette possibilité ne peut être utilisée que vers le haut pour ne pas favoriser la concurrence fiscale entre les communes. Dans sa réponse à la consultation, le parti demande en outre qu’à l’avenir, l’assujettissement à l’impôt s’applique seulement à partir de 18 ans. Il est incompréhensible que des jeunes encore mineurs doivent payer des impôts. Le PS réitère de surcroît sa demande de suppression de l’impôt forfaitaire. Une intervention allant dans ce sens sera déposée à la session d’été du Grand Conseil.

 

Annexe
Réponse du PS du canton de Berne à la consultation

Non à la prolongation des heures d’ouverture des magasins

Communiqué de presse

Dans sa réponse à la consultation relative à la modification de la loi sur le commerce et l’industrie, le PS du canton de Berne rejette catégoriquement la prolongation prévue des heures d’ouverture des magasins. Cela va clairement à l’encontre des besoins du personnel concerné. En revanche, l’extension de la protection de la jeunesse aux cigarettes électroniques a le soutien du parti.

Dans sa réponse de consultation, le PS du canton de Berne rejette catégoriquement la prolongation prévue des heures d’ouverture des magasins. Des enquêtes menées par les syndicats auprès du personnel de vente montrent sans équivoque que les gens sont hostiles à l’extension des heures d’ouverture des magasins. L’allongement de la durée de travail affectent gravement la vie privée des personnes concernées: cela rend impossible ou du moins difficile le maintien des contacts sociaux et complique la vie de famille.

Le PS considère que l’extension de la protection de la jeunesse aux cigarettes électroniques est une bonne chose et a clairement son soutien. Le groupe PS-JS-PSA a approuvé à l’unanimité la motion au Grand Conseil allant dans ce sens.

 

Annexe
Réponse de consultation du PS du canton de Berne

Un premier pas a été franchi, d’autres doivent suivre

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne se félicite de l’adoption de ses deux motions qui tendent à améliorer le système de subsides d’assurance-maladie : plus de 13’000 personnes supplémentaires pourront avoir droit à des réductions de primes et leur montant augmentera pour près de 50’000 bénéficiaires. Le parti entend continuer à se battre pour qu’aucun ménage n’ait à débourser plus de 10 % de son revenu disponible pour ses primes d’assurance-maladie.

Le PS du canton de Berne se félicite de l’adoption de ses deux motions qui tendent à améliorer le système de subsides d’assurance-maladie. Grâce aux deux interventions de la députée au Grand Conseil Ursula Marti, 13’000 personnes supplémentaires pourront avoir droit à des réductions de primes et leur montant augmentera pour près de 50’000 bénéficiaires. C’est un premier pas, d’autres doivent suivre. Cela fait longtemps que l’augmentation incessante des primes ne pèse plus uniquement sur les petits revenus, mais aussi sur la classe moyenne. Pour un grand nombre de familles, les primes d’assurance-maladie représentent plus de 20 % du revenu mensuel du ménage. La décision d’adapter le système de subsides permettra d’améliorer la situation de nombreuses personnes, mais d’autres mesures sont nécessaires. Le PS du canton de Berne entend donc continuer à se battre pour qu’aucun ménage n’ait à débourser plus de 10 % de son revenu disponible pour ses primes d’assurance-maladie. Le parti est notamment en train de recueillir des signatures dans toute la Suisse en faveur de son initiative d’allègement des primes pour qu’enfin, les assurés soient vraiment soulagés de cette charge.

Pour un congé parental digne de ce nom !

Communiqué de presse

Par voie de motion, le PS demande un congé parental de 38 semaines dans le canton de Berne. Le Conseil-exécutif rejette cette motion sous prétexte que cette question relève de la compétence de la Confédération, ce que le PS conteste. Il est grand temps d’avoir une politique familiale moderne. Le PS veut que les bases légales soient enfin modifiées au niveau fédéral pour que les cantons progessistes comme Berne puissent aller de l’avant.

En Suisse, les femmes et les hommes en âge d’exercer une activité lucrative travaillent à parts égales, mais les femmes gagnent globalement près de 100 milliards de francs de moins que les hommes.(1) La Suisse est ainsi l’un des cinq pays d’Europe où l’écart de revenu entre les femmes et les hommes est le plus important. Trois quarts de cette différence est dû au fait que les femmes réalisent la grande majorité du travail non rémunéré. La garde des enfants pèse lourd dans la balance : elles y consacrent pas moins d’un milliard d’heures par an.

« La garde des enfants n’est pas gratuite. Les femmes la compensent avec des pertes en termes de salaire, d’assurances sociales et de rentes. Le travail non rémunéré doit être réparti plus équitablement, et les parents doivent avoir du temps pour leurs enfants », déclare la dépu-tée au Grand Conseil Tanja Bauer. Or la politique familiale suisse est encore au Moyen Âge. Il n’y a aucune avancée, que ce soit au niveau national ou cantonal. Dans une motion, le PS de-mande donc au Conseil-exécutif d’introduire un congé parental de 24 semaines en plus des 14 semaines d’assurance maternité existantes.

De la parole aux actes

Sur le fond, le Conseil-exécutif est favorable à cette demande. Dans sa réponse, il souligne tou-tefois que cette compétence incombe à la Confédération. Le PS n’accepte pas d’en rester là. « Cela fait des décennies que ce sujet est débattu au Parlement, mais il n’y a guère de progrès. Il est temps d’adopter une politique familiale moderne », dénonce la députée au Grand Conseil Maurane Riesen. Le PS va soumettre une motion afin que le Grand Conseil dépose une initiative invitant l’Assemblée fédérale à redéfinir les compétences pour permettre aux cantons de pren-dre les devants en matière de politique familiale. Pour donner du poids à sa demande, le PS lance aujourd’hui un appel « pour un congé parental digne de ce nom » et pour une politique familiale moderne dans le canton.

Un congé parental permettrait aux mères et aux pères de passer plus de temps avec leur enfant et de partager équitablement la garde et les tâches domestiques. Les pères joueraient dès le début un rôle dans la vie des enfants et pourraient prendre davantage de responsabilités à la maison. Quant aux mères, elles parviendraient à mieux concilier famille et travail tout en étant indépendantes financièrement.

L’emploi des parents serait garanti pendant toute la durée du congé parental, et les mères comme les pères continueraient à recevoir leur salaire. Son financement serait similaire à celui de l’assurance-maternité actuelle. Ces solutions existent déjà dans de nombreux pays, où il est démontré que le congé parental a un impact positif sur l’économie et les recettes fiscales.

(1)https://feministische-fakultaet.org/3zahlen/