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Le PS lance deux référendums contre la loi sur les impôts et la loi sur l’aide social

Communiqué de presse

Les délégués du PS du canton de Berne se sont nettement prononcés en faveur du lancement de deux référendums contre la révision de la loi sur les impôts et celle de la loi sur l’aide sociale. Un autre point essentiel a été l’adoption d’une résolution sur la numérisation qui demande que tous puissent tirer profit des nouvelles technologies. Par ailleurs, le PS Migrant-e-s a été admis comme nouvelle unité organisationnelle, et les délégués ont décidé des consignes de vote en vue des votations du 4 mars.

Lors du congrès qu’il a tenu aujourd’hui, le PS du canton de Berne a débattu de la révision des deux lois sur les impôts et sur l’aide sociale. Les délégués se sont clairement prononcés en faveur du lancement d’un référendum contre chacun des deux projets de lois si la session de mars devait ne pas aboutir à des modifications positives. La présidente du parti Ursula Marti a expliqué sans détour que « le PS ne permettra pas qu’il soit fait des économies sur le dos des plus pauvres pour faire des cadeaux fiscaux aux plus riches. Nous sommes prêts à lancer ces deux référendums. »

Lors de son discours devant le congrès, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a notamment évoqué les écarts de rémunération qui existent encore entre les femmes et les hommes : « Non seulement de telles différences salariales sont inacceptables pour chacune des femmes concernées, mais c’est également un scandale au niveau social et politique, car cette disparité de salaire n’est rien moins que le reflet d’une attitude déplorable : la femme a moins de valeur que l’homme. »

Une grande partie du congrès a été consacrée à la question de la numérisation. Dans son exposé, Markus Maurer a souligné l’importance d’une action politique dans ce domaine. Lors des discussions qui ont suivi, les trois candidats PS au Conseil-exécutif Evi Allemann, Christoph Ammann et Christophe Gagnebin ont plaidé pour une grande prudence dans la gestion de la révolution numérique. Les délégués ont ensuite adopté une résolution demandant que tous puissent trouver un bénéfice dans la numérisation croissante de la société, et que la priorité soit donnée à la protection du travail et à la sécurité des données.

Par ailleurs, le PS Migrant-e-s du canton de Berne a officiellement été admis comme unité organisationnelle du PS du canton de Berne. Ses co-présidents Nazan Walpoth et Ivan Kolak ont expliqué les objectifs de cette organisation, qui vise une meilleure participation et représentation des personnes issues de l’immigration au niveau politique. Le PS Migrant-e-s du canton de Berne est largement positionné et s’implique déjà activement dans la politique bernoise, notamment pour les prochaines élections au Grand Conseil.

Les délégués ont aussi décidé des consignes de vote en vue des votations du 4 mars. C’est un non unanime à l’initiative No Billag et à l’initiative sur le plan d’études germanophone (Lehrplan 21), tout comme un oui sans équivoque au tram Berne-Ostermundigen et au régime financier 21 qui ont passé la rampe.

Construisons l'avenir ensemble

Communiqué de presse

Conférence de presse pour les élections au Grand Conseil 2018

Le PS veut renforcer ses rangs lors des élections au Grand Conseil du 25 mars 2018 et provoquer un changement de tendance à gauche. Le parti entend œuvrer au renforcement du canton et l’armer pour l’avenir en investissant dans la formation, l’innovation, la santé et l’intégration, et mener une politique écologique en matière d’énergie, de transports et d’urbanisme. La devise de cette campagne est « Construisons l’avenir ensemble! » : de fait, les économies délirantes décidées par le camp bourgeois nous entraînent dans une spirale négative et une société à deux vitesses. Les bons résultats électoraux obtenus par le parti sur le plan communal et l’augmentation du nombre de ses membres prouvent que le PS jouit d’un solide soutien auprès de la population. C’est donc avec confiance qu’il se lance dans la bataille électorale.

Lors de sa conférence de presse d’aujourd’hui, le PS du canton de Berne a présenté ses objectifs et sa campagne pour les élections au Grand Conseil du 25 mars prochain. Le parti compte 243 candidats répartis sur 16 listes, sans compter quatre listes JS. En présentant des listes hommes et femmes séparées, il est le seul parti à afficher une représentation des sexes équilibrée tant au niveau de ses candidats qu’à celui de ses élus actuellement en place. Il se lance dans la campagne avec la devise « Construisons l’avenir ensemble », car il est convaincu que ce n’est pas de coupes délirantes, rétrogrades et délétères telles que nous proposent les bourgeois dont notre canton a besoin, mais bien plutôt d’investissements pour l’avenir. Ursula Marti, présidente du parti, est très claire sur ce point : « Le PS bénéficie d’un fort ancrage auprès de la population ; nous ressentons un grand soutien de sa part pour notre politique sociale et constructive, centrée sur l’humain, et qui table sur l’innovation pour faire avancer le canton. » Le PS entend augmenter sa proportion de voix de 3 % pour atteindre 22 % des voix. Pour ce faire, il misera à nouveau sur sa base, en contactant personnellement ses électrices et électeurs par téléphone et en menant des actions de rue efficaces.

Au niveau thématique, le PS s’appuie sur sa plateforme électorale pour faire avancer sa cause dans la formation, le travail, l’innovation, la santé, la sécurité sociale, l’intégration, les transports, l’aménagement du territoire ou l’énergie ; le parti est résolu à investir dans le développement de ces différents domaines. Les défis qu’il entend relever sont notamment une meilleure conciliation de la vie de famille et de la vie professionnelle, des primes maladie qui ne dépassent pas 10 % du revenu des ménages et la promotion des énergies renouvelables. « Au lieu de baisses d’impôts qui ne profitent qu’à quelques-uns, nous voulons des investissements qui apportent un réel avantage à toute la population », insiste la vice-présidente du parti Margrit Junker Burkhard.

Malgré sa position minoritaire au Grand Conseil, le PS a régulièrement réussi à faire passer d’importants dossiers : loi sur les constructions, loi sur la participation à BKW, loi sur l’énergie ou loi sur l’encouragement de l’innovation. Il a également su obtenir de belles avancées sur l’amélioration de l’accueil à l’enfance avec l’augmentation du montant des frais de garde déductible des impôts, l’encouragement des familles de jour et de l’encadrement pendant les vacances. Il a également remporté deux votations populaires importantes avec le non retentissant des Bernois à la RIE III et la victoire du référendum contre la réduction des subsides d’assurance maladie. Par contre, la présidente de groupe Elisabeth Striffeler doit bien admettre qu’un vent glacial souffle sur la politique sociale et de santé du canton : « Les coupes décidées lors de la session de novembre montrent que la majorité bourgeoise ne manifeste plus aucun respect envers les personnes âgées, malades ou pauvres. »

Les texte de la conférence de presse

Plateforme électorale

Un plan pour Berne

Communiqué de presse

Lors de leur conférence de presse d’aujourd’hui à Bienne, le PS et les Verts du canton de Berne ont présenté leurs candidats Evi Allemann, Christoph Ammann, Christophe Gagnebin et Christine Häsler, et dévoilé leur campagne pour les élections au Conseil-exécutif du 25 mars 2018. Grâce à cette solide équipe, les deux partis roses-verts entendent récupérer la majorité au gouvernement bernois.

Les quatre candidats roses-verts au Conseil-exécutif Evi Allemann, Christoph Ammann, Christophe Gagnebin et Christine Häsler se sont présentés devant les médias ; ils ont expliqué les motivations qui les ont poussés à poser leur candidature. Ursula Marti, présidente du PS cantonal, et Natalie Imboden, co-présidente des Verts cantonaux, ont pour leur part décrit le contenu de la campagne prévue pour ces prochaines élections. A l’opposé des partis bourgeois, qui ont manifestement enclenché la marche arrière avec leur politique de démantèlement, les deux partis roses-verts proposent un « Plan pour Berne » tourné vers l’avenir. Ce plan en 10 points illustré par des exemples tirés de toutes les régions donne une idée du canton tel qu’ils l’imaginent. Tout le monde doit pouvoir compter sur un réseau social solide et des soins de santé de qualité, des investissements ciblés dans l’innovation et la recherche permettront de renforcer la place économique bernoise, les transports publics et les énergies renouvelables doivent être encouragés, et une formation de qualité offrira à tous de meilleures chances d’avenir. Avec ce programme, un « Plan pour Berne » entend reconquérir la majorité au Conseil-exécutif.

Dans sa présentation, Christophe Gagnebin, conseiller municipal et enseignant en école professionnelle à Tramelan, a insisté sur le fait que sa candidature offre un véritable choix aux électeurs pour le siège attribué d’office au Jura bernois. La révolution numérique mérite une attention toute particulière qui lui tient très à cœur : « Nous devons bien préparer les gens à la révolution 4.0. C’est précisément dans les régions à vocation résolument industrielle comme le Jura bernois qu’il faut des mesures pour accompagner la numérisation croissante de la société. »

La conseillère nationale Evi Allemann, quant à elle, a souligné l’importance de l’équilibre entre villes et campagne. Le canton de Berne ne pourra progresser que si tout le monde tire à la même corde : « Développer les transports publics permettra de rapprocher les villes, les communes proches des agglomérations et les régions rurales. Mais pour cela, il faut des projets utiles pour toutes les régions, tels que le tram Berne-Ostermundigen ou l’extension du tunnel de base du Lötschberg. »

Quant au directeur du Département de l’économie publique en exercice Christoph Amman, il souhaite continuer à s’investir pour renforcer la place économique bernoise : « Grâce à des projets comme le Parc national d’innovation à Bienne, sitem-Insel à Berne ou le Swiss Smart Factory à Ipsach, le canton peut créer de nouveaux emplois. Nos autres cartes maîtresses doivent être des salariés bien formés et des conditions favorisant la conciliation entre vie professionnelle et familiale. »

La conseillère nationale verte Christine Häsler a pour sa part relevé l’importance du système de santé et de la sécurité du réseau social : « En tant que représentante d’une région de montagne, il est important pour moi que tout le monde ait accès à des soins de qualité, que ce soit par les soins à domicile ou dans un centre de santé. Je désire également m’engager pour les personnes défavorisées. Nous devons lutter contre la pauvreté, pas contre les pauvres ! »

Site web: https://www.planpourberne.ch

Pour une politique de la santé solidaire et visionnaire

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne a exposé aujourd’hui aux médias sa stratégie, ses objectifs et ses exigences pour une politique de la santé orientée vers le futur. Il a aussi présenté un ensemble de mesures s’y rapportant. Le PS veut abandonner les plans d’austérité technocratiques et à courte vue, la recherche du profit et un raisonnement axé sur le marché, et opter pour une politique de la santé orientée vers l’être humain.

Le PS du canton de Berne a élaboré une stratégie pour la politique de la santé du canton de Berne. Il incombe en effet à ce dernier de garantir un système de santé de qualité pour l’ensemble de la population. Le PS considère que des efforts importants doivent être fournis, notamment dans les domaines suivants : psychiatrie ambulatoire, soins palliatifs, soutien de l’entourage, traitements superflus/inadéquats en raison d’incitations inopportunes, nombre insuffisant de médecins de famille et de pédiatres, potentiel trop peu exploité en ce qui concerne les spécialistes de la santé non-médecins, ou encore réductions de primes insuffisantes.

Il est urgent d’intervenir dans la politique de la santé en abandonnant les plans d’austérité technocratiques pour procéder à des changements durables au profit de toute la population. Le PS exige une politique de la santé qui s’articule autour des personnes. Il critique la politique de droite, qui considère avant tout le système de santé comme un marché et qui accorde des bénéfices aux prestataires privés alors que le service public doit maintenir les secteurs non rentables sous la pression constante des coûts.

L’actuel programme d’allègement du gouvernement comprend de nombreuses mesures qui concernent le système de santé. Or, un grand nombre de ces mesures s’avèrent contre-productives. L’objectif consiste plutôt à développer un système efficace à un coût acceptable, au sein duquel les moyens financiers sont investis au bon endroit.

Lors d’une conférence de presse, le nouveau document stratégique du PS qui comprend 10 objectifs et 28 exigences dans les domaines de la prévention, des soins, du personnel, du financement et des connaissances/développement a été présenté par les membres suivants : Agnes Nienhaus (experte de la santé et candidate au Grand Conseil), Elisabeth Striffeler (présidente du groupe parlementaire PS/JS/PSA et membre de la Commission de la santé et des affaires sociales (CSoc)), Stefan Jordi (membre du Grand Conseil et de la CSoc) et Ursula Marti (présidente du parti).

Un premier ensemble d’interventions concernant les thèmes ci-après sera déposé lors de la session de novembre :

Le PS exige le renforcement des offres de traitement ambulatoire en psychiatrie

Les mesures de réduction dans les soins psychiatriques non stationnaires et l’introduction de Tarpsy à partir du 1er janvier 2018 risquent fortement d’aggraver dès l’année prochaine les lacunes qui existent déjà dans la chaîne de soins psychiatriques. Une offre suffisante en matière de prestations intermédiaires et ambulatoires est indispensable pour garantir la primauté des soins ambulatoires sur les soins stationnaires et un traitement adapté aux besoins des patientes et des patients.

Le PS exige le développement des innovations dans le système de santé

Il faut créer un fonds pour renforcer la collaboration entre les différentes institutions de santé et les spécialistes afin d’améliorer la prise en charge et de supprimer les doublons onéreux. Par ailleurs, les soins de base et les soins d’urgence dans les régions doivent tenir compte de la spécialisation croissante et du manque de spécialistes. Les centres de santé, les équipes de soins palliatifs mobiles ou les offres de gestion des soins sont des exemples connus de ce type de modèles de soins.

Le PS exige la suppression des incitations inopportunes dans le domaine de la santé

Le PS exige un rapport sur les incitations inopportunes dans le système de santé qui sont contraires aux intérêts des patients et qui peuvent conduire à des soins inadaptés ou augmenter le volume des prestations, par exemple les systèmes tarifaires Tarmed et SwissDRG, les systèmes de bonus, ou les rémunérations versées aux médecins qui adressent des patients aux médecins spécialistes et aux hôpitaux. Le rapport doit présenter des mesures potentielles permettant de supprimer ces incitations inopportunes.

Lien vers la stratégie (version longue et résumé)

Dix objectifs pour le système de santé bernois

 

 

Plus d’investissements dans la formation et la santé

Communiqué de presse

Lors de leur assemblée d’aujourd’hui à Berne, les délégués du PS du canton de Berne ont approuvé la plateforme électorale pour les élections au Grand Conseil 2018. Le PS du canton de Berne y exprime une opposition résolue aux plans de démantèlement de la droite, et il demande au contraire plus d’investissements qui soient directement utiles à la population, en particulier dans le domaine de la formation et de la santé.

Lors de son congrès d’aujourd’hui, le PS du canton de Berne a débattu de sa plateforme électorale pour les élections au Grand Conseil 2018, laquelle a été approuvée à l’unanimité. Dans ce texte, le parti demande notamment plus d’investissements dans la formation et la santé : augmentation de l’offre dans le soutien à la petite enfance, amélioration des possibilités de concilier vie privée et professionnelle, plus d’investissements dans la promotion de la santé, limitation des primes d’assurance maladie à 10 % du revenu disponible.

Le programme de démantèlement actuel touche particulièrement la formation et la santé, domaines dans lesquels le PS du canton de Berne a remporté quelques succès par le passé. Il s’agit à présent de ne pas les laisser réduire à néant par des coupes irréfléchies. Ursula Marti, présidente du parti, est très claire sur ce point : « Nous nous opposons fermement à ces coupes contreproductives, en particulier dans les soins à domicile, la psychiatrie, les homes pour personnes âgées ou handicapées, ainsi que dans les heures d’enseignement. Nous exigeons bien plutôt plus d’investissements dont la population puisse bénéficier directement. »

Dans son discours prononcé devant le congrès, le conseiller national Matthias Aebischer a rappelé les nombreux succès remportés par le PS, avec les syndicats, faisant ainsi de la Suisse un Etat social, considéré comme un modèle à certains égards. Les acquis du siècle passé ne doivent pas être enterrés ni réduits à néant. Il s’agit pour le PS de rester vigilant et de continuer à lutter pour une Suisse et un canton de Berne équitables.

La campagne du PS en vue des élections cantonales 2018 sera à nouveau orientée vers la base : les élections précédentes ont montré que le contact direct avec les électeurs est très apprécié et a un impact positif sur les résultats. Lors de cette assemblée, l’équipe de campagne 2018 a lancé officiellement cette partie de la campagne en se présentant devant les délégués.

Plateforme électorale 2018

Une occasion manquée

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne regrette vivement le rejet de la Prévoyance vieillesse 2020. Cette réforme des retraites aurait enfin permis d’augmenter les rentes AVS. Il se pourrait désormais qu’il soit difficile d’élaborer un projet susceptible de réunir une majorité dans un futur proche. Couper dans l’AVS ou relever l’âge de la retraite à 67 ans serait de toute façon hors de question pour le PS du canton de Berne.

Le rejet de la Prévoyance vieillesse 2020 est une occasion manquée, même s’il est vrai que le projet présentait certaines lacunes du point de vue de la gauche : l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans en particulier, alors qu’il n’y a toujours pas d’égalité des salaires hommes-femmes, aura certainement incité les gens à refuser le projet et fait pencher la balance du côté du non. C’est un signal clair donné aux partis bourgeois, lesquels lorgnent d’ailleurs vers un relèvement général de l’âge de la retraite à 67 ans. Si un futur projet devait de nouveau prévoir une augmentation de l’âge de la retraite, il n’obtiendrait pas la majorité du peuple.

Aujourd’hui est un jour noir pour les personnes avec une petite rente ou sans prévoyance professionnelle complémentaire : leur prévoyance vieillesse aurait pu être nettement améliorée. Dans le canton de Berne en particulier, nombreuses sont les personnes qui en auraient eu grand besoin. En cas de nouveau projet, il est important pour elles qu’il n’y ait pas de coupes. Elisabeth Striffeler, présidente du groupe au Grand Conseil, le réaffirme : « Le PS du canton de Berne luttera farouchement contre toute détérioration de la prévoyance vieillesse. »

Démission d’Elisabeth Zäch et de Francis Daetwyler. Arrivée de Stefan Berger et d’Hervé Gullotti.

Communiqué de presse

Le groupe PS-JS-PSA au Grand Conseil a pris connaissance avec regret de la démission d’Elisabeth Zäch et de Francis Daetwyler, députés de longue date au Grand Conseil. Le PS perd deux personnalités très expérimentées et très investies, qui ont fortement marqué la création du groupe. Leurs successeurs, Stefan Berger de Berthoud et Hervé Gullotti de Tramelan, débuteront leur mandat lors de la session de novembre.

Elisabeth Zäch est députée au Grand Conseil depuis 2005 et présidente de la commission de la formation depuis 2014. Présidente de Berthoud jusqu’à fin 2016, elle s’est montrée très active pour sa ville et l’Emmental en général, le site de la haute école de Berthoud lui tenant particulièrement à cœur. Les excellentes relations qu’elle entretient parmi tous les partis et le grand respect dont elle jouit lui auront été d’un grand secours dans son travail. Très attachée à ce que tous dans le canton puissent bénéficier d’une bonne formation, elle s’est opposée énergiquement au démantèlement dans ce domaine durant son engagement au Grand Conseil : « Il est très dangereux d’économiser dans la formation, au détriment des enfants, des jeunes et des étudiants, et de la force d’innovation de notre canton. »

Député au Grand Conseil de 1989 à 2002, Francis Daetwyler a repris du service au parlement cantonal en 2010 ; il est membre de la commission de gestion depuis 2014. Représentant du Jura bernois, il s’est fermement engagé pour la cohésion du canton ainsi que pour les transports publics. Durant ses années au Grand Conseil, il a œuvré au sein d’un grand nombre de commissions. Plutôt discret, Francis Daetwyler s’est plus fait un nom comme travailleur de l’ombre. Avec le recul, il estime que le canton a nettement bénéficié de la majorité rose-verte au Conseil-exécutif entre 2006 et 2016 et que le bilinguisme est une grande richesse.

Le groupe PS-JS-PSA déplore le départ de ces deux députés extrêmement compétents. Elisabeth Zäch et Francis Daetwyler ont eu un impact important sur la politique cantonale ces dernières années. Le PS leur adresse ses meilleurs vœux pour leur avenir et les remercie pour leur grand engagement pour tous, sans privilèges.

Stefan Berger de Berthoud et Hervé Gullotti de Tramelan assureront leur relève. Stefan Berger, président de Berthoud, considère la politique budgétaire, la formation et la politique régionale comme des thèmes prioritaires. Hervé Gullotti travaille à Tramelan comme secrétaire communal. Pour cet historien et journaliste, le renforcement de la solidarité entre les habitants du canton et les intérêts des communes passent au premier plan. Il désire également être une voix pour le Jura bernois et la minorité francophone.

Ammann, Gagnebin et Allemann nommés candidats aux élections du Conseil-Exécutif par le PS

Communiqué de presse

Lors de leur congrès d’aujourd’hui à Bätterkinden, les délégués du PS du canton de Berne ont nommé les trois candidats aux élections du Conseil-exécutif 2018 : aux côtés de Christoph Ammann qui se représente, Christophe Gagnebin se lance dans la campagne pour conserver le siège du Jura bernois et Evi Allemann pour succéder à Barbara Egger-Jenzer. Les délégués se sont également prononcés en faveur des trois objets qui passeront en votation le 24 septembre prochain.

Lors du congrès de Bätterkinden, les délégués du PS du canton de Berne ont pris d’importantes décisions concernant les élections au Conseil-exécutif de 2018. La nomination de la candidate au siège laissé vacant par Barbara Egger-Jenzer a été le point le plus ardemment débattu. Après deux tours, c’est Evi Allemann de Berne qui s’est imposée avec 119 voix face à Ursula Zybach et Nicola von Greyerz. Evi Allemann, le conseiller d’Etat sortant Christoph Ammann et le candidat du Jura bernois Christophe Gagnebin, ainsi qu’un candidat des Verts, se battront pour reconquérir la majorité rose-verte au Conseil-exécutif. L’alliance du PS du canton de Berne avec les Verts a été approuvée sans discussion. La présidente du parti Ursula Marti a invité les camarades à participer à une campagne qui promet d’être passionnée. « Le programme de démantèlement de la droite montre combien il est urgent de retrouver une majorité rose-verte au gouvernement. Nous allons tout entreprendre pour la reconquérir ! »

Les délégués ont ensuite décidé des consignes de vote en vue des votations du 24 septembre 2017. Le oui au contre-projet direct à l’initiative sur la sécurité alimentaire a été accepté, tout comme le oui pour les deux autres objets concernant la réforme des retraites, bien que le point sur la Prévoyance vieillesse 2020 ait suscité de nombreux débats et ait été adopté avec quelques abstentions et voix contre.

Le congrès a également approuvé les comptes et le bilan 2016, ainsi que la planification financière du parti pour les années à venir. La direction et le comité directeur ont été réélus pour deux nouvelles années. Matteo Langenegger entre au comité directeur pour remplacer Daria Vogrin en tant que représentant de la JS.

Des coupes irresponsables dans la formation et la santé!

Communiqué de presse

La Parti socialiste du canton de Berne (PS BE) et condamne fermement les mesures de démantèlement présentées ce matin par le Conseil-Exécutif. Il juge particulièrement inadmissibles les coupes proposées dans le domaine de la santé, qui toucheront des prestations aussi sensibles que Spitex ainsi que les institutions pour personnes âgées et handicapées. Il critique également avec véhémence les mesures d'économie dans le domaine de l'aide sociale et regrettent que le canton de Berne amorce ainsi un véritable dumping social en remettant en question les normes CSIAS jusqu'ici appliquées par l'ensemble des cantons suisses.

Spitex (-22 mios), les mesures en faveur des handicapés (-9,2 mios), les homes (-5,5 mios), la psychiatrie ambulatoire (- 5 mios), la prévention en matière de dépendances (-2 mios), les services de secours en cas d'urgence (-2 mios): les coupes irresponsables présentées ce jour par le Conseil-Exécutif, qui font suite aussi à la politique financière et fiscale irresponsable prônée par la majorité bourgeoise du Grand Conseil, toucheront lourdement de larges pans de la société. Ces prestations représentent en effet les fondements même de l'Etat social, l'essence  d'une politique humaniste qui devrait veiller à assurer une existence digne à chacune et à chacun. Ces coupes drastiques, si elles devaient entrer en vigueur, constitueraient un dangereux dérapage vers une société à deux vitesses, puisque seuls les titulaires de comptes en banque bien garnis pourraient encore s'offrir des prestations pourtant élémentaires.

La formation n'est nullement épargnée. En particulier, les responsables communaux feront bien de se souvenir que les transferts de charge dans le domaine des formations transitoires et des transports scolaires ne sont pas les fruits du hasard, mais la conséquence de la politique prônée par l'UDC et ses alliés PLR et PBD.

De manière générale, force est également de constater que ces mesures sont peu réfléchies, tant les économies qu'elles permettraient de réaliser seraient bientôt annihilées: moins de prestations Spitex, cela impliquera davantage de placements en EMS! Moins de mesures d'intégration, cela signifiera plus de personnes qui ne trouveront pas leur place dans le marché de l'emploi! Moins de soins psychiatriques ambulatoires, cela conduira à davantage de traitements stationnaires!

Le PS combattra résolument la politique fiscale bourgeoise, qui prive le canton des moyens nécessaires, notamment, au financement d'investissements porteurs d'avenir: car c'est bien en investissant dans la formation, dans la recherche, dans l'innovation que le canton pourra à terme dégager de nouvelles recettes, et non pas par des mesures à courte vue qui mettent en péril la cohésion sociale.

De même, la fraction socialiste au Grand Conseil examinera attentivement toutes les mesures proposées. Elle acceptera celles qui sont sensées, notamment parce qu'elles tirent profit des nouvelles technologies et contribuent à moderniser le canton de berne. Elle rejettera par contre énergiquement toutes celles qui entraineraient un démantèlement social, toutes celles qui ne sont pas pensées en termes de durabilité, toutes celles qui conduiraient à une péjoration de la vie quotidienne pour la grande majorité de la population.

Il invite d'ores et déjà la population à se mobiliser et à signer en masse la pétition que chacun trouvera sous le lien http://www.spbe.ch/petition

Une bonne formation pour tous

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne accueille favorablement le rapport relatif à la pédagogie spécialisée et soutient l’intégration de la scolarisation spécialisée au sein de l’école obligatoire. Les charges supplémentaires que cela engendrera ne doivent toutefois pas entraîner de coupes dans les écoles spécialisées ni porter préjudice à la formation en général.

Il est de la plus haute importance pour le PS du canton de Berne que tous les enfants et tous les adolescents aient droit à la formation. Dans cette optique, le parti approuve sans réserve le fait que l’école spécialisée fasse désormais partie intégrante de l’école obligatoire. Pour que les enfants et les adolescents en situation de handicap aient accès à la formation, il faut prendre en considération leurs besoins spécifiques et leurs capacités. Tout le monde a droit à une bonne formation. La séparation entre école ordinaire et école spécialisée est dépassée. Le PS approuve donc le regroupement proposé. Cela permettra de simplifier et de mieux piloter la scolarisation spécialisée, et de soulager les parents d’enfants atteints d’un handicap, qui n’auront plus à rechercher eux-mêmes une place dans une école ou un foyer.

Pour le PS, il est clair que ce changement de système ne fonctionnera que si la scolarisation spécialisée dispose toujours au moins des mêmes ressources qu’aujourd’hui. En même temps, il ne faut pas que cette évolution entraîne de coupes dans la formation en général. Si nécessaire, le canton doit mettre à disposition des fonds supplémentaires. « Il est hors de question que la pédagogie spécialisée soit sacrifiée sur l’autel des éventuelles mesures de démantèlement, » avertit la députée au Grand Conseil Nicola von Greyerz.

Réponse à la consultation: http://www.psbe.ch/consultations