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Un signal contre le démantèlement

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne se réjouit du rejet de la révision de la loi sur l’aide sociale. C’est un nouveau signal donné par la population contre les plans de démantèlement des partis bourgeois. Par contre, le rejet du projet populaire est regrettable : une occasion manquée d’améliorer la situation des bénéficiaires. Le PS du canton de Berne salue le double oui sorti des urnes sur le plan fédéral. Ce résultat permettra de renforcer l’AVS et la protection contre la violence des armes.

Le PS du canton de Berne se réjouit du rejet de la révision de la loi sur l’aide sociale. C’est un nouveau signal donné par la population contre les plans de démantèlement des partis bourgeois, balayant du même coup toute velléité de couper dans l’aide sociale. Les directives CSIAS continueront à être appliquées dans le canton de Berne. Le PS attend des autres cantons qu’ils prennent acte des résultats de cette votation et qu’ils renoncent à d’éventuelles réductions de l’aide sociale. En revanche, le PS déplore que le projet populaire ait été rejeté. C’était une belle occasion d’améliorer sensiblement la situation des bénéficiaires de l’aide sociale. Des nouveautés étaient en particulier prévues pour les chômeurs âgés. Le PS attend donc à présent du Conseil-exécutif qu’il présente des mesures appropriées pour lutter contre la pauvreté croissante des personnes âgées. Il faut en outre des offres de formation continue adaptées, qui donnent aux bénéficiaires de l’aide sociale des chances réelles sur le marché du travail primaire et allègent le budget de l’État à long terme. Ces mesures d’insertion nécessitent des ressources financières. Le PS soumettra des propositions allant dans ce sens lors de la session d’été.

Le PS du canton de Berne salue en outre le double oui sorti des urnes sur le plan fédéral. L’acceptation de la RFFA permettra d’assurer le financement à moyen terme de l’AVS et d’exclure un éventuel relèvement de l’âge de la retraite. La réforme fiscale supprimera en outre les privilèges contre lesquels le PS se bat depuis longtemps. Le PS du canton de Berne veillera à ce que sa mise en œuvre ne s’effectue pas au détriment de la population ou des communes. En refusant la révision de la loi sur les impôts en novembre 2018, les Bernois avaient clairement fait entendre qu’il était exclu d’accorder des réductions d’impôts aux entreprises du canton. L’acceptation de la nouvelle législation sur les armes permettra de poursuivre la bonne collaboration avec l’UE tout en améliorant enfin la protection contre la violence des armes. Les quelque 200 décès par armes à feu qui surviennent chaque année en Suisse montrent toutefois que des mesures de prévention supplémentaires sont encore nécessaires.

Accompagner au lieu de stigmatiser

Communiqué de presse

Aujourd’hui, le comité « pour une aide sociale efficace » a présenté son argumentaire pour la votation sur le projet populaire « Aide sociale efficace » et la loi sur l’aide sociale. Pour ses contributeurs, une chose est claire : seul le projet populaire apportera un soutien durable aux personnes directement concernées. À moyen et à long terme, il allègera même davantage le budget de l’État que les coupes prévues dans la loi sur l’aide sociale, car il permettra de réinsérer un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail.

Aujourd’hui, le comité « pour une aide sociale efficace » a présenté son argumentaire pour la votation sur le projet populaire « Aide sociale efficace » et la loi sur l’aide sociale. Contrairement au projet de coupe du conseiller d’État Schnegg, le projet populaire prévoit des mesures pour accompagner les bénéficiaires de l’aide sociale au lieu de les stigmatiser. Le projet populaire repose sur trois éléments fondamentaux : des prestations d’appoint conformes à la CSIAS, une formation de perfectionnement ciblée des demandeurs d’emplois et le respect dans le traitement des chômeurs de plus de 55 ans.

Le comité est scandalisé par la tentative du conseiller d’État Schnegg d’influencer la votation avec des chiffres erronés. La députée socialiste au Grand Conseil Margrit Junker Burkhard invoque en particulier les coûts pour les chômeurs âgés : « Les chiffres du conseiller d’État Schnegg ont dû être revus à la baisse de 150 millions de francs après le rapport d’un bureau indépendant ! » Or c’est précisément pour ces derniers qu’il faut agir selon la députée verte au Grand Conseil Andrea de Meuron : « Un tiers des chômeurs âgés en fin de droit ne retrouve plus de travail, les autres se débrouillent avec des jobs à temps partiel ou des emplois précaires. »

Stéphane Beuchat, co-secrétaire général d’AvenirSocial, souligne quant à lui l’importance de la formation et de la qualification pour l’intégration professionnelle : « Dans un nouvel article, le projet populaire garantit que les bénéficiaires de l’aide sociale bénéficient d’offres de formation adaptées à leurs besoins. » De plus, un tiers de l’ensemble des récipiendaires de l’aide sociale sont mineurs et ne peuvent de toute façon pas être réinsérés sur le marché du travail. Ainsi, les coupes prévues dans la loi sur l’aide sociale concerneraient en grande partie des enfants aussi.

La députée au Grand Conseil Barbara Streit-Stettler rappelle au nom du PEV qu’un tiers supplémentaire des bénéficiaires de l’aide sociale travaille, mais ne gagne pas assez pour vivre : « Réduire les contributions de ces personnes, c’est les exclure encore davantage de la société. » L’accusation répétée selon laquelle certains bénéficiaires de l’aide sociale recevraient plus que certains salariés ne correspond pas non plus à la réalité. D’une part, ce genre de situation est extrêmement rare, et si c’était le cas, cela ne signifierait pas que l’aide sociale est trop élevée, mais bien que ces salaires sont trop bas. Thomas Näf, président de KABBA, tient des propos très clairs à ce sujet : « Ce n’est pas le niveau élevé des prestations de l’aide sociale qui est un scandale, mais les bas salaires. »

Le PS nomme 60 candidats pour les élections au Conseil National

Communiqué de presse

Lors du congrès qu’il a tenu aujourd’hui, le PS du canton de Berne a nommé 60 candidats répartis sur trois listes pour les élections 2019 au Conseil national, et a désigné à l’unanimité le conseiller aux États Hans Stöckli pour les élections au Conseil des États 2019.

Pour les élections 2019 au Conseil national, le congrès du PS du canton de Berne a nommé 60 candidates et candidats, qui se répartissent sur trois listes: Femmes, Hommes et internationale. Avec ces trois listes attrayantes et une solide liste JS, le PS du canton de Berne entend au moins conserver ses six sièges au Conseil national, voire augmenter sa part de suffrages. La nouvelle liste internationale, qui compte 12 candidats résidant à l’étranger, s’adresse en particulier aux Suisses de l’étranger. Le président du PS Suisse Christian Levrat s’est adressé aux délégués en vue de la campagne électorale en martelant le slogan : « Nous parlons avec les gens, et non pas d’eux. »

En présentant la candidature de Hans Stöckli, le PS entend à nouveau gagner le siège de gauche au Conseil des États. Le candidat sortant, dont les qualités ne sont plus à démontrer, est très motivé à l’idée d’y poursuivre son travail. La défense de la démocratie et de l’État de droit lui tient très à cœur, comme l’a montré son engagement colossal contre l’initiative pour l’autodétermination. Les délégués ont nommé à l’unanimité Hans Stöckli comme candidat pour les élections au Conseil des États. Le PS se réjouit également du fait que c’est à lui qu’il reviendra de présider la chambre haute l’année prochaine.

Le PS a également donné son mot d’ordre concernant les votations du 19 mai prochain : les délégués ont nettement rejeté la révision de la loi sur l’aide sociale pour lui préférer à l’unanimité le projet populaire pour une aide sociale efficace. Le PS considère sans équivoque que les coupes ne sont d’aucune aide et ne font qu’aggraver la situation des personnes victimes de la pauvreté. Pour lutter contre la pauvreté, ce sont bien davantage des mesures concrètes et efficaces qu’il faut. C'est précisément là qu’intervient le projet populaire en proposant des offres de formation ciblées et une aide aux chômeurs âgés.

-> Dossier de toutes les candidatures du PS du canton de Berne

Stefan Jordi, nouveau vice-président du groupe

Communiqué de presse

Le député au Grand Conseil Hervé Gullotti, actuel vice-président du groupe PS-JS-PSA, ayant été nommé second vice-président du Grand Conseil, il était nécessaire de repourvoir son poste. Le groupe PS-JS-PSA a élu Stefan Jordi, de Berne, à l’unanimité.

Ayant été nommé second vice-président au Grand Conseil, le député Hervé Gullotti quitte ses fonctions de vice-président du groupe, ce qui libère un des deux postes de vice-président. Le groupe a donc élu un nouveau vice-président en la personne du député au Grand Conseil Stefan Jordi. La présidence du groupe est désormais composée de la présidente du groupe Elisabeth Striffeler et des deux vice-présidents Stefan Jordi et Béatrice Stucki.

Stefan Jordi est membre du Grand Conseil et de la Commission de la santé et des affaires sociales (CSoc) depuis début 2017. Ce politologue de 47 ans travaille comme responsable de la participation régionale à l’Office fédéral de l’énergie et habite en ville de Berne. Cela fait plus de 20 ans qu’il exerce diverses fonctions politiques au sein du PS. Il a par exemple été coprésident du PS Ville de Berne de 2013 à 2018 et membre du conseil municipal bernois pendant 13 ans. Le groupe PS-JS-PSA se félicite de pouvoir compter sur un homme politique aussi expérimenté pour ce mandat de vice-président. Stefan Jordi est enthousiaste à l’idée de ce nouveau défi : «Faire de la politique au sein du Grand Conseil dans un canton aussi hétérogène que Berne demande des compétences très variées et des réponses durables aux problèmes. Avec le groupe, je veux activement contribuer à imposer ces solutions.»

Hervé Gullotti candidat à la vice-présidence du Grand Conseil

Communiqué de presse

Le groupe PS-JS-PSA nomme le député au Grand Conseil Hervé Gullotti candidat au poste de deuxième vice-président du Grand Conseil. Le PS est heureux de pouvoir présenter un candidat aussi expérimenté. Hervé Gullotti donne une forte représentation au Jura bernois et à la population francophone. Marié et père de deux enfants, cet historien et journaliste âgé de 47 ans travaille comme secrétaire communal à Tramelan. Pour Hervé Gullotti, le renforcement de la solidarité entre les habitants du canton est une priorité En sa qualité de représentant de la minorité francophone, il souhaite donner la parole à tous les citoyens. « Je me réjouis de pouvoir faire entendre la voix des francophones dans l’ensemble du canton. Nous avons une communauté de destin commun que nous devons continuer à préserver, » déclare-t-il.

Un pas en arrière pour l’environnement

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la loi sur l’énergie. C'est un pas en arrière pour l’environnement Le PS attend à présent du Conseil-exécutif qu’il présente de nouvelles mesures pour mettre en œuvre la stratégie énergétique fédérale. Le parti prend également note de l’acceptation de la loi sur la police. Il attend à présent du directeur de la police et des affaires militaires qu’il l’applique avec modération, et en particulier qu’il implique correctement la ville de Berne, première concernée par cette loi.

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la loi sur l’énergie. Le canton rate-là une occasion de mettre en œuvre la stratégie énergétique fédérale de manière raisonnable. Le PS attend à présent du Conseil-exécutif qu’il présente de nouvelles mesures en la matière. Malgré ce rejet, il reste nécessaire de lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences. Dans notre canton aussi, les étés caniculaires, la sécheresse et surtout la fonte rapide des glaciers nous le rappellent douloureusement.

Le coprésident du parti, Ueli Egger, souligne que « ce non est un pas en arrière pour l’environnement. Le PS du canton de Berne est toutefois prêt à contribuer à l’élaboration de mesures pour endiguer le dérèglement climatique. » Le PS estime qu’il y a encore énormément à faire, notamment dans le transport motorisé individuel et le trafic aérien, et soumettra ces prochains temps des propositions adéquates au Conseil-exécutif.

Le PS du canton de Berne prend note de l’acceptation de la loi sur la police. Il attend à présent une mise en application modérée. Il faut notamment que la ville de Berne, la première concernée par cette loi, soit bien impliquée. De plus, il est essentiel que les droits fondamentaux comme la liberté de manifester soient garantis. Le PS sera intransigeant sur ce point.

Large comité en faveur de la loi bernoise sur l'énergie

Communiqué de presse

Comité "Oui à la loi bernoise sur l'énergie"

La révision de la loi bernoise sur l'énergie est la mise en œuvre logique, sur le plan cantonal, de la Stratégie énergétique 2050 que les Bernoises et les Bernois ont plébiscitée en mai 2017. La loi vise à augmenter l'efficacité énergétique et donc le confort dans les bâtiments, tout en favorisant les énergies renouvelables. La majorité des partis, une grande partie de l'économie, les associations environnementales ainsi que des représentantes et représentants des villes et des communes s'engagent en faveur du OUI à la loi sur l'énergie. Tout comme le Gouvernement et le Grand Conseil, ils sont convaincus que cette loi constitue un moyen pragmatique de garantir un avenir énergétique durable et respectueux du climat.

Le 10 février 2019, les citoyennes et les citoyens du canton de Berne se prononceront sur la révision de la loi bernoise sur l'énergie. Le canton de Berne est un canton progressiste en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Il a le potentiel d'en faire plus. Jan Gnägi, président du PBD du canton de Berne, explique: «Avec la nouvelle loi sur l'énergie, le canton de Berne consolide son rôle de pionnier en matière de promotion des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique.» A titre d'exemple, le taux d'assainissement énergétique dans le secteur immobilier se monte à 1%, ce qui signifie qu'il nous faudrait cent ans pour assainir toutes les maisons et tous les appartements inefficaces d'un point de vue énergétique. Voilà qui ne va pas aider notre climat! Des mesures complémentaires, simples à mettre en œuvre, mais efficaces sont nécessaires afin de respecter les engagements de l'accord de Paris sur le climat. «C'est pourquoi la loi sur l'énergie s'attèle au domaine où les cantons ont le plus d'influence: l'efficacité énergétique et les émissions de CO2 du parc immobilier. La loi bernoise sur l'énergie, c'est un programme de fitness pour les bâtiments et une contribution importante pour protéger activement le climat», estime Regula Rytz, conseillère nationale et présidente des Verts suisses.

Les bâtiments représentent plus de 40% de la consommation énergétique. Dire OUI à la loi permet d'introduire des normes durables dans le secteur de l'énergie. Si on rénove les bâtiments, on peut économiser sans problème 30 à 40% de leurs besoins énergétiques. Résultat: moins de frais de chauffage et plus de confort tout en ménageant le climat. Nadine Masshard, co-présidente du WWF du canton de Berne et conseillère nationale PS, en est convaincue: «La révision de la loi sur l'énergie est une démarche faisable et judicieuse pour notre canton. Elle contribue à atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat.»

Jürg Grossen, conseiller national et président des Vert'libéraux suisses, est persuadé que la loi est réalisable: «Grâce à la technologie et à la numérisation, il est possible d'améliorer de façon substantielle l'efficacité énergétique en général et électrique en particulier. En outre, les panneaux photovoltaïques sur les toits et les façades sont devenus plus esthétiques et plus rentables ces dernières années.» Peter Flück, député PLR et entrepreneur: «Berne offre quantité d’énergies renouvelables qu’il s’agit d’exploiter. Rien qu’avec l’énergie solaire sur nos toits, on pourrait, dans l’Oberland-Est, couvrir 62% de nos besoins en électricité.» La loi instaure une planification sûre, fixe des dispositions uniformes sur le plan national et diminue la bureaucratie. «La loi encourage des investissements qui bénéficieront directement aux entreprises et PME bernoises. Elle crée ainsi des places de travail et promeut l'économie locale», assure Jan Remund, président d’Energies nouvelles Berne. Elle permet aussi d'utiliser moins d'énergie fossile et favorise les sources d'énergie locales et renouvelables. La loi rend Berne indépendant des importations de mazout et de gaz de l'étranger. Reto Nause, PDC, chef de la Direction de l'énergie de la Ville de Berne, détaille les avantages que la loi a également pour les villes: «La révision de la loi sur l'énergie aide les villes à mener à bien leur engagement de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables et donc de mettre en place l'infrastructure nécessaire. Cette loi nous donne des assurances en termes de planification et d'investissements.»

«La population s'est prononcée en faveur d'un avenir durable. C'est maintenant aux propriétaires de verser leur contribution. Il est faux de penser que cela se fera, même sans la loi, ainsi que le prétend l'APF», souligne Daniel Gassmann, président d'HabitatDurable Mittelland. La technique moderne augmente les possibilités d'économies d'énergie au sein du parc immobilier tout en maintenant les coûts raisonnables. Remplacer une source d'énergie inefficace arrivée en fin de vie comme un chauffage au mazout par un chauffage fonctionnant avec des énergies renouvelables est rentable à long terme: la consommation d'énergie, donc les frais de chauffage diminuent. C'est d'autant plus judicieux que le prix des énergies fossiles augmente. Kornelia Hässig, députée PS, complète: «Il est crucial que les locataires puissent supporter les assainissements énergétiques. C'est le cas avec la nouvelle loi, puisque les appartements assainis seront nettement plus confortables et les coûts énergétiques plus bas.»

Aller de l’avant dans la construction de logements communautaires

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne apporte son soutien de principe aux adaptations apportées au plan directeur en 2018 et se félicite des innovations telles que les mesures de protection du patrimoine bâti. Le parti considère toutefois qu’il y a encore place à amélioration : le canton accuse encore un certain retard, en ce qui concerne les logements communautaires en particulier. Par ailleurs, le PS s’oppose à une nouvelle expansion massive du réseau routier national.

Sur le principe, le PS du canton de Berne salue les adaptations apportées au plan directeur en 2018. Toutefois, il y a encore place à amélioration. Le canton accuse encore un certain retard en matière de logements communautaires. Certes, il est réjouissant que le Conseil-exécutif ait reconnu le problème, mais à présent il faut des mesures concrètes, comme la définition d’objectifs et d’instructions clairs pour les communes concernées par la pénurie de logements, ainsi qu’un soutien financier approprié.

Le PS note avec regret que le Conseil-exécutif accepte sans broncher le projet d’extension de l’autoroute prévue par la Confédération, alors même que le projet « Branche Ouest Bienne » est très controversé. Il faut d’abord l’examiner en détail. Le PS s’oppose à sa réalisation dans sa forme actuelle. Le PS est également opposé à l’extension de l’autoroute autour de la ville de Berne. A la RBAU, le réaménagement des bandes d’arrêt d’urgence, l’extension de la jonction Wankdorf et de la demi-jonction Grauholz sont remis en question dans leur essence même. Ces projets d’expansion de la capacité des TIM vont attirer encore plus de trafic au lieu de le réduire. Autant l’environnement dans son ensemble que la population locale va souffrir de cette situation. Pour ce qui est du centre commercial Westside, le PS s’oppose à une augmentation du contingent de trafic. Il convient de trouver des mesures de régulation efficaces pour régler les incessants problèmes de dépassements.

Les nouvelles mesures de protection des sites sont accueillies positivement. Il est important d’encourager les communes à ne pas négliger la protection du patrimoine lors de la densification intérieure, à l’exemple de la commune de Langenthal, qui en bon élève trouve un terrain d’entente entre les exigences de protection du bâti et les intérêts des propriétaires fonciers et des investisseurs dans une démarche sous forme d’atelier.

Un non clair au démantèlement !

Communiqué de presse

Le PS se réjouit vivement du refus de la révision de loi sur les impôts. Cette décision balaie toute velléité future de réduction d’impôt ou autres mesures d’économie. Le canton de Berne doit désormais s’engager à enfin enrayer la concurrence fiscale et ses effets pernicieux. Le PS se félicite également que le peuple ait accepté le crédit RMNA. Il attend maintenant des opposants au crédit qu’ils jouent le jeu de la démocratie en acceptant le verdict des urnes.

Le PS du canton de Berne se réjouit vivement du refus de la révision de loi sur les impôts. Il s’agit d’un net rejet du démantèlement constant qui affecte le canton. Démantèlement qui n’aurait pas eu lieu d’être sans les baisses d’impôts consenties aux entreprises, désormais sanctionnées dans les urnes. La majorité bourgeoise doit maintenant revoir sa stratégie. En lieu et place de cadeaux fiscaux, le canton a besoin d’investissements qui profitent à l’ensemble de la population. Ce non est également un rejet de la concurrence fiscale déchaînée entre les cantons. La population bernoise a compris que cela aurait finalement été à elle de payer pour ces baisses d’impôts, comme les exemples d’autres cantons comme Lucerne ou Obwald l’ont si bien montré. Cette décision remet en cause toutes nouvelles réductions d’impôts. Le PS du canton de Berne demande au Conseil-exécutif de revoir sa stratégie fiscale en conséquence et d’œuvrer, tant au niveau national qu’auprès des autres cantons, à l’introduction d’une limite inférieure en matière d’impôt sur les sociétés. Si rien n’est fait à ce niveau, la spirale infernale de la concurrence fiscale continuera – au détriment de la population.

C’est avec satisfaction que le PS du canton de Berne salue l’acceptation du crédit RMNA, qui permettra de garantir l’hébergement des demandeurs d’asile mineurs. Le PS attend des opposants au crédit qu’ils jouent le jeu de la démocratie en acceptant le verdict des urnes. Les citoyens bernois ont clairement exprimé leur soutien à la prise en charge et à l’accompagnement prévus. Ces investissements porteront des fruits à long terme tant pour les RMNA eux-mêmes que pour le canton. De plus, au vu du recul du nombre de requérants d’asile, il y a de fortes chances pour que le crédit ne soit pas utilisé dans sa totalité. Le PS du canton de Berne demande donc au Conseil-exécutif d’examiner si les ressources excédentaires éventuelles pourraient financer des mesures supplémentaires en matière d’intégration.

Le PS du canton de Berne élit sa nouvelle présidence

Communiqué de presse

Lors de son congrès, le PS du canton de Berne a élu les députés au Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger à la nouvelle coprésidence du parti, ainsi que Tanja Bauer, Matteo Langenegger et Cédric Némitz à la vice-présidence. Les délégués ont en outre donné leurs mots d’ordre pour les prochaines votations cantonales.

L’assemblée des délégués du PS du canton de Berne a élu les deux membres du Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger avec 144 voix et quatre abstentions à la nouvelle co-présidence du parti. Lors de leur discours inaugural commun, les deux co-présidents ont déclaré vouloir positionner le PS comme le parti de l’avenir, qui agit pour tous, sans privilèges, et combat le démantèlement constant des acquis sociaux. Mirjam Veglio a souligné que « le PS s’engage pour des investissements dans la formation, la santé et les transports publics qui profitent directement à la population », et Ueli Egger qu’il « défend tous les habitants du canton, qu’ils soient de l’Oberland, de la ville de Berne ou du Jura bernois ». Les délégués ont aussi élu trois personnes à la vice-présidence : la députée au Grand Conseil Tanja Bauer de Köniz, le conseiller municipal biennois Cédric Némitz et le bernois Matteo Langenegger. Ils rejoignent l’actuelle vice-présidente Margrit Junker Burkhard, la présidente du groupe Elisabeth Striffeler et les deux co-présidents dans la nouvelle direction du parti.

Cette assemblée a aussi été l’occasion pour le PS du canton de Berne de prendre congé de sa présidente Ursula Marti et de son vice-président Roberto Bernasconi. Dans leurs discours, la députée au Grand Conseil Béatrice Stucki et l’ancien député au Grand Conseil Christophe Gagnebin ont tous deux dressé un éloge plein d’émotion de leur travail et de leur grand engagement à la tête du parti. Pendant le mandat d’Ursula Marti, le parti a réalisé d’excellents scores aux élections nationales et cantonales, en particulier lors des élections au Grand Conseil 2018, où le PS a gagné 3,1 points de pourcentage et 5 sièges. Sous sa direction, le parti a également remporté des victoires de taille, comme le rejet de la RIE III et le référendum sur les subsides.

L’assemblée a ensuite décidé de présenter une liste internationale en plus des listes Femmes, Hommes et JS. Cette liste rassemblera des membres du PS résidant à l’étranger, dans le but de motiver davantage de Suisses de l’étranger à voter. Les délégués ont en outre élu la bernoise Ladina Kirchen à la commission de gestion pour succéder à Verena Moser qui a quitté ses fonctions cet été.

Enfin, les consignes de vote ont été données pour les votations cantonales du 25 novembre et du 10 février prochains. La loi sur les impôts a été rejetée à l’unanimité, tandis que c’est le oui qui l’a remporté à l’unanimité pour le crédit RMNA et la loi sur l’énergie. Les débats concernant la loi sur la police ont été plus controversés et ont abouti à la décision de rejeter la révision par une grande majorité.