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Un pas en arrière pour l’environnement

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la loi sur l’énergie. C'est un pas en arrière pour l’environnement Le PS attend à présent du Conseil-exécutif qu’il présente de nouvelles mesures pour mettre en œuvre la stratégie énergétique fédérale. Le parti prend également note de l’acceptation de la loi sur la police. Il attend à présent du directeur de la police et des affaires militaires qu’il l’applique avec modération, et en particulier qu’il implique correctement la ville de Berne, première concernée par cette loi.

Le PS du canton de Berne déplore le rejet de la loi sur l’énergie. Le canton rate-là une occasion de mettre en œuvre la stratégie énergétique fédérale de manière raisonnable. Le PS attend à présent du Conseil-exécutif qu’il présente de nouvelles mesures en la matière. Malgré ce rejet, il reste nécessaire de lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences. Dans notre canton aussi, les étés caniculaires, la sécheresse et surtout la fonte rapide des glaciers nous le rappellent douloureusement.

Le coprésident du parti, Ueli Egger, souligne que « ce non est un pas en arrière pour l’environnement. Le PS du canton de Berne est toutefois prêt à contribuer à l’élaboration de mesures pour endiguer le dérèglement climatique. » Le PS estime qu’il y a encore énormément à faire, notamment dans le transport motorisé individuel et le trafic aérien, et soumettra ces prochains temps des propositions adéquates au Conseil-exécutif.

Le PS du canton de Berne prend note de l’acceptation de la loi sur la police. Il attend à présent une mise en application modérée. Il faut notamment que la ville de Berne, la première concernée par cette loi, soit bien impliquée. De plus, il est essentiel que les droits fondamentaux comme la liberté de manifester soient garantis. Le PS sera intransigeant sur ce point.

Large comité en faveur de la loi bernoise sur l'énergie

Communiqué de presse

Comité "Oui à la loi bernoise sur l'énergie"

La révision de la loi bernoise sur l'énergie est la mise en œuvre logique, sur le plan cantonal, de la Stratégie énergétique 2050 que les Bernoises et les Bernois ont plébiscitée en mai 2017. La loi vise à augmenter l'efficacité énergétique et donc le confort dans les bâtiments, tout en favorisant les énergies renouvelables. La majorité des partis, une grande partie de l'économie, les associations environnementales ainsi que des représentantes et représentants des villes et des communes s'engagent en faveur du OUI à la loi sur l'énergie. Tout comme le Gouvernement et le Grand Conseil, ils sont convaincus que cette loi constitue un moyen pragmatique de garantir un avenir énergétique durable et respectueux du climat.

Le 10 février 2019, les citoyennes et les citoyens du canton de Berne se prononceront sur la révision de la loi bernoise sur l'énergie. Le canton de Berne est un canton progressiste en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Il a le potentiel d'en faire plus. Jan Gnägi, président du PBD du canton de Berne, explique: «Avec la nouvelle loi sur l'énergie, le canton de Berne consolide son rôle de pionnier en matière de promotion des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique.» A titre d'exemple, le taux d'assainissement énergétique dans le secteur immobilier se monte à 1%, ce qui signifie qu'il nous faudrait cent ans pour assainir toutes les maisons et tous les appartements inefficaces d'un point de vue énergétique. Voilà qui ne va pas aider notre climat! Des mesures complémentaires, simples à mettre en œuvre, mais efficaces sont nécessaires afin de respecter les engagements de l'accord de Paris sur le climat. «C'est pourquoi la loi sur l'énergie s'attèle au domaine où les cantons ont le plus d'influence: l'efficacité énergétique et les émissions de CO2 du parc immobilier. La loi bernoise sur l'énergie, c'est un programme de fitness pour les bâtiments et une contribution importante pour protéger activement le climat», estime Regula Rytz, conseillère nationale et présidente des Verts suisses.

Les bâtiments représentent plus de 40% de la consommation énergétique. Dire OUI à la loi permet d'introduire des normes durables dans le secteur de l'énergie. Si on rénove les bâtiments, on peut économiser sans problème 30 à 40% de leurs besoins énergétiques. Résultat: moins de frais de chauffage et plus de confort tout en ménageant le climat. Nadine Masshard, co-présidente du WWF du canton de Berne et conseillère nationale PS, en est convaincue: «La révision de la loi sur l'énergie est une démarche faisable et judicieuse pour notre canton. Elle contribue à atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat.»

Jürg Grossen, conseiller national et président des Vert'libéraux suisses, est persuadé que la loi est réalisable: «Grâce à la technologie et à la numérisation, il est possible d'améliorer de façon substantielle l'efficacité énergétique en général et électrique en particulier. En outre, les panneaux photovoltaïques sur les toits et les façades sont devenus plus esthétiques et plus rentables ces dernières années.» Peter Flück, député PLR et entrepreneur: «Berne offre quantité d’énergies renouvelables qu’il s’agit d’exploiter. Rien qu’avec l’énergie solaire sur nos toits, on pourrait, dans l’Oberland-Est, couvrir 62% de nos besoins en électricité.» La loi instaure une planification sûre, fixe des dispositions uniformes sur le plan national et diminue la bureaucratie. «La loi encourage des investissements qui bénéficieront directement aux entreprises et PME bernoises. Elle crée ainsi des places de travail et promeut l'économie locale», assure Jan Remund, président d’Energies nouvelles Berne. Elle permet aussi d'utiliser moins d'énergie fossile et favorise les sources d'énergie locales et renouvelables. La loi rend Berne indépendant des importations de mazout et de gaz de l'étranger. Reto Nause, PDC, chef de la Direction de l'énergie de la Ville de Berne, détaille les avantages que la loi a également pour les villes: «La révision de la loi sur l'énergie aide les villes à mener à bien leur engagement de remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables et donc de mettre en place l'infrastructure nécessaire. Cette loi nous donne des assurances en termes de planification et d'investissements.»

«La population s'est prononcée en faveur d'un avenir durable. C'est maintenant aux propriétaires de verser leur contribution. Il est faux de penser que cela se fera, même sans la loi, ainsi que le prétend l'APF», souligne Daniel Gassmann, président d'HabitatDurable Mittelland. La technique moderne augmente les possibilités d'économies d'énergie au sein du parc immobilier tout en maintenant les coûts raisonnables. Remplacer une source d'énergie inefficace arrivée en fin de vie comme un chauffage au mazout par un chauffage fonctionnant avec des énergies renouvelables est rentable à long terme: la consommation d'énergie, donc les frais de chauffage diminuent. C'est d'autant plus judicieux que le prix des énergies fossiles augmente. Kornelia Hässig, députée PS, complète: «Il est crucial que les locataires puissent supporter les assainissements énergétiques. C'est le cas avec la nouvelle loi, puisque les appartements assainis seront nettement plus confortables et les coûts énergétiques plus bas.»

Aller de l’avant dans la construction de logements communautaires

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne apporte son soutien de principe aux adaptations apportées au plan directeur en 2018 et se félicite des innovations telles que les mesures de protection du patrimoine bâti. Le parti considère toutefois qu’il y a encore place à amélioration : le canton accuse encore un certain retard, en ce qui concerne les logements communautaires en particulier. Par ailleurs, le PS s’oppose à une nouvelle expansion massive du réseau routier national.

Sur le principe, le PS du canton de Berne salue les adaptations apportées au plan directeur en 2018. Toutefois, il y a encore place à amélioration. Le canton accuse encore un certain retard en matière de logements communautaires. Certes, il est réjouissant que le Conseil-exécutif ait reconnu le problème, mais à présent il faut des mesures concrètes, comme la définition d’objectifs et d’instructions clairs pour les communes concernées par la pénurie de logements, ainsi qu’un soutien financier approprié.

Le PS note avec regret que le Conseil-exécutif accepte sans broncher le projet d’extension de l’autoroute prévue par la Confédération, alors même que le projet « Branche Ouest Bienne » est très controversé. Il faut d’abord l’examiner en détail. Le PS s’oppose à sa réalisation dans sa forme actuelle. Le PS est également opposé à l’extension de l’autoroute autour de la ville de Berne. A la RBAU, le réaménagement des bandes d’arrêt d’urgence, l’extension de la jonction Wankdorf et de la demi-jonction Grauholz sont remis en question dans leur essence même. Ces projets d’expansion de la capacité des TIM vont attirer encore plus de trafic au lieu de le réduire. Autant l’environnement dans son ensemble que la population locale va souffrir de cette situation. Pour ce qui est du centre commercial Westside, le PS s’oppose à une augmentation du contingent de trafic. Il convient de trouver des mesures de régulation efficaces pour régler les incessants problèmes de dépassements.

Les nouvelles mesures de protection des sites sont accueillies positivement. Il est important d’encourager les communes à ne pas négliger la protection du patrimoine lors de la densification intérieure, à l’exemple de la commune de Langenthal, qui en bon élève trouve un terrain d’entente entre les exigences de protection du bâti et les intérêts des propriétaires fonciers et des investisseurs dans une démarche sous forme d’atelier.

Un non clair au démantèlement !

Communiqué de presse

Le PS se réjouit vivement du refus de la révision de loi sur les impôts. Cette décision balaie toute velléité future de réduction d’impôt ou autres mesures d’économie. Le canton de Berne doit désormais s’engager à enfin enrayer la concurrence fiscale et ses effets pernicieux. Le PS se félicite également que le peuple ait accepté le crédit RMNA. Il attend maintenant des opposants au crédit qu’ils jouent le jeu de la démocratie en acceptant le verdict des urnes.

Le PS du canton de Berne se réjouit vivement du refus de la révision de loi sur les impôts. Il s’agit d’un net rejet du démantèlement constant qui affecte le canton. Démantèlement qui n’aurait pas eu lieu d’être sans les baisses d’impôts consenties aux entreprises, désormais sanctionnées dans les urnes. La majorité bourgeoise doit maintenant revoir sa stratégie. En lieu et place de cadeaux fiscaux, le canton a besoin d’investissements qui profitent à l’ensemble de la population. Ce non est également un rejet de la concurrence fiscale déchaînée entre les cantons. La population bernoise a compris que cela aurait finalement été à elle de payer pour ces baisses d’impôts, comme les exemples d’autres cantons comme Lucerne ou Obwald l’ont si bien montré. Cette décision remet en cause toutes nouvelles réductions d’impôts. Le PS du canton de Berne demande au Conseil-exécutif de revoir sa stratégie fiscale en conséquence et d’œuvrer, tant au niveau national qu’auprès des autres cantons, à l’introduction d’une limite inférieure en matière d’impôt sur les sociétés. Si rien n’est fait à ce niveau, la spirale infernale de la concurrence fiscale continuera – au détriment de la population.

C’est avec satisfaction que le PS du canton de Berne salue l’acceptation du crédit RMNA, qui permettra de garantir l’hébergement des demandeurs d’asile mineurs. Le PS attend des opposants au crédit qu’ils jouent le jeu de la démocratie en acceptant le verdict des urnes. Les citoyens bernois ont clairement exprimé leur soutien à la prise en charge et à l’accompagnement prévus. Ces investissements porteront des fruits à long terme tant pour les RMNA eux-mêmes que pour le canton. De plus, au vu du recul du nombre de requérants d’asile, il y a de fortes chances pour que le crédit ne soit pas utilisé dans sa totalité. Le PS du canton de Berne demande donc au Conseil-exécutif d’examiner si les ressources excédentaires éventuelles pourraient financer des mesures supplémentaires en matière d’intégration.

Le PS du canton de Berne élit sa nouvelle présidence

Communiqué de presse

Lors de son congrès, le PS du canton de Berne a élu les députés au Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger à la nouvelle coprésidence du parti, ainsi que Tanja Bauer, Matteo Langenegger et Cédric Némitz à la vice-présidence. Les délégués ont en outre donné leurs mots d’ordre pour les prochaines votations cantonales.

L’assemblée des délégués du PS du canton de Berne a élu les deux membres du Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger avec 144 voix et quatre abstentions à la nouvelle co-présidence du parti. Lors de leur discours inaugural commun, les deux co-présidents ont déclaré vouloir positionner le PS comme le parti de l’avenir, qui agit pour tous, sans privilèges, et combat le démantèlement constant des acquis sociaux. Mirjam Veglio a souligné que « le PS s’engage pour des investissements dans la formation, la santé et les transports publics qui profitent directement à la population », et Ueli Egger qu’il « défend tous les habitants du canton, qu’ils soient de l’Oberland, de la ville de Berne ou du Jura bernois ». Les délégués ont aussi élu trois personnes à la vice-présidence : la députée au Grand Conseil Tanja Bauer de Köniz, le conseiller municipal biennois Cédric Némitz et le bernois Matteo Langenegger. Ils rejoignent l’actuelle vice-présidente Margrit Junker Burkhard, la présidente du groupe Elisabeth Striffeler et les deux co-présidents dans la nouvelle direction du parti.

Cette assemblée a aussi été l’occasion pour le PS du canton de Berne de prendre congé de sa présidente Ursula Marti et de son vice-président Roberto Bernasconi. Dans leurs discours, la députée au Grand Conseil Béatrice Stucki et l’ancien député au Grand Conseil Christophe Gagnebin ont tous deux dressé un éloge plein d’émotion de leur travail et de leur grand engagement à la tête du parti. Pendant le mandat d’Ursula Marti, le parti a réalisé d’excellents scores aux élections nationales et cantonales, en particulier lors des élections au Grand Conseil 2018, où le PS a gagné 3,1 points de pourcentage et 5 sièges. Sous sa direction, le parti a également remporté des victoires de taille, comme le rejet de la RIE III et le référendum sur les subsides.

L’assemblée a ensuite décidé de présenter une liste internationale en plus des listes Femmes, Hommes et JS. Cette liste rassemblera des membres du PS résidant à l’étranger, dans le but de motiver davantage de Suisses de l’étranger à voter. Les délégués ont en outre élu la bernoise Ladina Kirchen à la commission de gestion pour succéder à Verena Moser qui a quitté ses fonctions cet été.

Enfin, les consignes de vote ont été données pour les votations cantonales du 25 novembre et du 10 février prochains. La loi sur les impôts a été rejetée à l’unanimité, tandis que c’est le oui qui l’a remporté à l’unanimité pour le crédit RMNA et la loi sur l’énergie. Les débats concernant la loi sur la police ont été plus controversés et ont abouti à la décision de rejeter la révision par une grande majorité.

NON à une politique fiscale irresponsable

Communiqué de presse

Comité «Pas de cadeaux fiscaux pour les grandes entreprises»

La révision de la loi sur les impôts a pour conséquence que, dans le Canton de Berne, les entreprises qui réalisent les plus grands profits devraient payer considérablement moins d’impôt sur le bénéfice. Il manquerait chaque année 161 millions de francs dans les caisses du Canton, des communes et des paroisses. 99% des communes bernoises seraient touchées par la diminution des recettes fiscales. Il en résulterait des augmentations d’impôts pour les personnes physiques, moins de soins à domicile, des économies au niveau de la formation, moins d’argent pour les personnes handicapées, une diminution des prestations dans le domaine de la santé publique. La concurrence fiscale ruineuse entre les Cantons conduit à une spirale négative sans fin qui nuit non seulement à la population, mais aussi aux petites et moyennes entreprises dans le Canton de Berne.

Les diminutions d’impôts accordées aux entreprises qui réalisent les plus grands bénéfices ne profitent qu’à quelques-unes d’entre elles. 85% des firmes assujetties dans le Canton de Berne, petites et moyennes entreprises pour la plupart, ne recevront rien. Par leurs impôts, les personnes physiques engendrent aujourd’hui déjà 90% des recettes fiscales du Canton. Si les grandes entreprises devaient payer encore moins d’impôts sur le bénéfice, des recettes importantes feront défaut dans les caisses des communes et du Canton. Pour Natalie Imboden, co-Présidente des Verts du Canton de Berne, les conséquences seraient graves: «La concurrence fiscale ruineuse nuit aux communes. Des augmentations d’impôts pour les personnes physiques et pour les petites et moyennes entreprises menacent. C’est une arnaque de l’imposition sur le dos des petits.» La Présidente du PS Ursula Marti ajoute: "Ces prochaines années, le Canton de Berne devra procéder à des investissements importants et reçoit moins d’argent dans le cadre de la péréquation des charges. Si des déficits fiscaux s’ajoutent encore à cela, de nouvelles diminutions dans les domaines de la santé et du service public sont inéluctables.»

Les entreprises prometteuses sont tributaires d’infrastructures efficaces, d’un bon système de formation et d’une main d’oeuvre qualifiée. C’est pourquoi, des investissements dans le domaine de la formation sont absolument indispensables. «La pression exercée sur les écoles s’accroît. La charge sur le corps enseignant également. On ne peut pas contrecarrer cette évolution en réduisant massivement les moyens, bien au contraire ! » déclare Pino Mangiarratti, Président de l’Association professionnelle Formation Berne. Les entreprises doivent contribuer au financement des tâches du service public. C’est ainsi seulement que le Canton de Berne restera attractif pour de nouvelles entreprises.

99 % de toutes les communes sont touchées
Du point de vue des communes, la révision de la loi sur les impôts est indigeste. 99% de l’ensemble des communes bernoises sont concernées par la diminution des recettes fiscales. Elle touche aussi de nombreuses petites communes qui doivent aujourd’hui déjà compter sur chaque franc. Quelques communes pourraient perdre plus de 20% de leurs recettes. Il en résulterait des écoles non rénovées, des terrains de sport, piscines, bibliothèques et autres établissements publics fermés. «Les villes et de nombreuses communes ont beaucoup investi dans l’implantation des entreprises et ont ainsi contribué à la création de milliers de places de travail. Elles sont tributaires des recettes fiscales des personnes juridiques. Les diminutions du taux d’imposition sur les bénéfices prévues dans la révision de la loi sur les impôts 2019 empêchent ces villes et ces communes de disposer des moyens financiers nécessaires et nuisent ainsi à toute la communauté» explique Urs Stauffer, intendant des impôts de la ville de Bienne.

Les Églises se défendent
Les diminutions des recettes fiscales ont aussi de graves répercussions sur les Églises bernoises. «En cas d’acceptation de la loi sur les impôts, les Églises devront réduire leurs prestations pour les jeunes, les ainés, mais également réduire fortement des subventions à des institutions externes biennoises qui dépendent des Eglises pour leur survie. » explique Pascal Bord, administrateur de l’Église catholique romaine de la ville de Bienne et conseiller municipal PLR. L’opposition des Églises va toutefois au-delà de leurs propres portemonnaies. Le pasteur Andreas Nufer voit dans la diminution de l‘impôt sur les entreprises une attaque sur le bien commun, comme il l’a déclaré au cours d’une conférence de presse: «C’est injuste que les grandes entreprises se dégagent de leur responsabilité pour permettre d’assurer à quelques-uns de plantureux bénéfices. Du point de vue des Églises et de leur principale mission qui consiste à s’engager pour une justice sociale, une diminution de la fiscalité des entreprises dans le Canton de Berne n’entre pas en considération.»

Plusieurs informations: https://www.finanzloch.ch/fr

Une vaste alliance soutient l’adaptation du crédit, avec à la clé des coûts nettement moins élevés

Communiqué de presse

Comité «Oui à l’adaptation du crédit»

Le 25 novembre 2018, la population du canton de Berne se rendra aux urnes afin de se prononcer sur le crédit pour l’hébergement et l’encadrement des requérant-e-s d’asile mineurs non accompagnés 2018-2020. Le crédit proposé permettra de réduire substantiellement les coûts d’hébergement et d’encadrement des enfants et des adolescent-e-s. Un refus du crédit par les citoyen-ne-s du canton de Berne entraînerait en revanche un maintien des tarifs plus élevés. Le crédit bénéficie d’une large acceptation qui va bien au-delà du cadre des partis politiques.

En mai 2017, le corps électoral bernois avait refusé le crédit pour l’octroi de l’aide sociale en matière d’asile. Suite à ce rejet, d’autres concepts d’hébergement et d’encadrement des requérants et requérantes d’asile mineurs non accompagnés ont été examinés.

Le Conseil-exécutif et le Grand Conseil viennent d’opter pour un nouveau modèle moins coûteux. Le crédit proposé pour les années 2018-2020 doit créer les bases financières nécessaires à la mise en œuvre du nouveau concept.

Diviser les coûts par deux grâce à l’adaptation du crédit
Le Conseil-exécutif et le Grand Conseil veulent conserver le concept éprouvé de l’hébergement séparé pour les requérant-e-s d’asile mineurs. Désormais, des forfaits par enfant et par jour moins élevés doivent toutefois être applicables: alors que les forfaits journaliers se montaient jusqu’à présent à 171 francs, ils se situeront dorénavant entre 140 francs pour les enfants et 80 francs pour les adolescent-e-s. Le crédit proposé entraîne donc une réduction des coûts de 30 francs et 90 francs respectivement par enfant et par jour.

Malgré la baisse des coûts, les besoins d’encadrement différents des enfants et des adolescent-e-s seront pris en compte à l’avenir. En outre, le nouveau concept garantit toujours la protection des enfants consacrée par la Constitution fédérale.

Paradoxe: si le NON l’emporte, les coûts seront plus élevés
Si le corps électoral refuse le crédit le 25 novembre 2018, le contrat existant sera maintenu. Vu que les forfaits journaliers supérieurs seraient de ce fait valables jusqu’à nouvel ordre, aucune économie ne pourrait être réalisée.

Un investissement judicieux dans l’intégration et la formation
Tout comme pour les adolescent-e-s suisses, il est essentiel d’intégrer les requérant-e-s d’asile mineurs non accompagnés dans la vie active pour permettre leur indépendance financière. Si nous investissons maintenant dans l’intégration et la formation des enfants et des adolescent-e-s, cela réduira la probabilité qu’ils dépendent de l’aide sociale à l’avenir, avec en corollaire des coûts sociaux élevés. Le financement nécessaire correspondant représente donc un investissement utile et important.

Large approbation de la gauche à la droite
Une large coalition est favorable au crédit, allant bien au-delà du cadre des formations politiques. Le comité de soutien «Oui à l’adaptation du crédit» est composé de représentants de partis et de jeunes partis de gauche et de droite. Le Grand Conseil avait clairement approuvé le crédit par 100 voix contre 47.

Informations complémentaires: www.adaptation-credit-oui.ch

Le comité directeur désigne Mirjam Veglio et Ueli Egger pour la nouvelle co-présidence

Communiqué de presse

Après quatre ans à la présidence du parti socialiste bernois, Ursula Marti quitte ses fonctions lors du congrès du 7 novembre 2018. Pour lui succéder, le comité directeur du PS du canton de Berne propose au congrès d’élire les députés au Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger à la co-présidence. Il désigne Tanja Bauer, Matteo Langenegger et Cédric Némitz pour la vice-présidence. La vice-présidente Margrit Junker Burkhard reste en fonction, tandis que Roberto Bernasconi quitte la vice-présidence après six ans de fonction.

Mardi, le comité directeur a décidé à l’unanimité de proposer au congrès du 7 novembre d’élire les deux députés au Grand Conseil Mirjam Veglio et Ueli Egger comme co-présidents du parti cantonal, suivant en cela les recommandations de la commission de recrutement. Le comité directeur se félicite vivement de pouvoir présenter deux personnalités engagées.

Tous deux membres du groupe PS-JS-PSA au Grand Conseil, Mirjam Veglio et Ueli Egger sont solidement ancrés dans la politique cantonale. Ils connaissent aussi très bien le travail politique au niveau communal : Mirjam Veglio est vice-présidente de Zollikofen et active dans la commune depuis 17 ans, alors qu’Ueli Egger a été conseiller communal puis maire d’Hilterfingen durant 17 ans également. Au niveau cantonal, tous deux focalisent leur engagement politique sur un service public et une politique sociale et de formation forts.

Mirjam Veglio est née en 1967 à Berne, où elle a grandi dans le quartier du Tscharnergut. Après un apprentissage dans la vente, elle a suivi une formation complémentaire dans le secteur commercial, le management et l’économie d’entreprise. Elle vit aujourd’hui à Zollikofen avec sa famille. En sa qualité de directrice de l’association de l’accueil à l’enfance de la commune (kibez), elle s’investit depuis des années pour la conciliation entre travail et famille. Elle fait également partie du comité RSR Berne-Fribourg-Valais, car un service public des médias fort lui tient très à cœur. Elle s’occupe en outre des finances dans plusieurs associations à titre bénévole.

Ueli Egger est né et a grandi à Grindelwald. Après son école normale à Muristalden (Berne), il exerce pendant cinq ans comme instituteur à Frutigen. Il se forme ensuite comme professeur de sports de neige et voyage de par le monde avant de passer le brevet d’enseignement supérieur. Il enseigne dans le cercle scolaire d’Hilterfingen depuis 1988. Marié et président du PS Hilterfingen-Hünibach, il est aussi membre du comité directeur de la fédération régionale de Thoune, de l’association Cerebral Berne et de l’association de soutien de Radio BeO

Le comité directeur souhaitait profiter du retrait de Roberto Bernasconi de la vice-présidence pour réorganiser et élargir la direction du parti. Il propose donc de nommer trois nouvelles personnes à la vice-présidence : Tanja Bauer (Köniz), députée au Grand Conseil, Cédric Némitz, conseiller municipal de Bienne, et le Bernois Matteo Langenegger. Tous trois connaissent très bien le parti cantonal, notamment grâce à leur collaboration au sein du comité directeur et à leur engagement lors de campagnes et dans divers comités.

Le PS du canton de Berne se réjouit de sa collaboration avec cette nouvelle présidence et co-présidence, tout en regrettant les départs d’Ursula Marti et Robert Bernasconi. Au cours de ces dernières années, ces derniers ont fortement marqué le parti cantonal par leur engagement. En sa qualité de présidente, Ursula Marti a notamment su donner un visage au parti. Elle restera membre du Grand Conseil où elle continuera à mener une politique résolument socialiste. Quant à Roberto Bernasconi, il a mis un terme à son mandat de député au Grand conseil en 2017 déjà.

Le PS approuve la formation de ses listes

Communiqué de presse

Lors du congrès qu’il a tenu aujourd’hui à Steffisburg, le PS du canton de Berne s’est entendu sur la formation de ses listes pour les élections fédérales de 2019. Les délégués ont également discuté d’une politique du logement et foncière active, et les consignes de vote ont été données pour les votations du 23 septembre.

Lors du congrès qu’il a tenu aujourd’hui à Steffisburg, le PS du canton de Berne a pris les premières décisions en vue des élections fédérales de 2019. Le PS mise à nouveau sur des listes séparées hommes et femmes, concept qui a fait ses preuves. Il s’engage ainsi pour une représentation équilibrée des genres en politique. Il prévoit aussi une liste JS. Avec ces trois listes, le parti entend réitérer le succès remporté lors des élections au Grand Conseil et continuer à augmenter sa part électorale. Nouveauté : les deux listes de base prévoiront une place de premier rang pour une candidature francophone et une candidature JS, directement après les candidats sortants. Le PS donne ainsi un signal fort pour la participation de la minorité francophone et des jeunes. Quant aux candidats, ils seront nommés début 2019.

Les discussions autour de la politique du logement et de la politique foncière ont constitué un autre point phare du congrès. Dans son exposé vibrant, la conseillère nationale zurichoise Jacqueline Badran a demandé que le terrain appartenant à l’Etat ne soit plus vendu, mais uniquement cédé en droit de superficie. Le conseiller municipal de Berne Michael Aebersold et la présidente du PS de Spiez Marianne Hayoz ont ensuite présenté leurs approches communales pour des logements bon marché. Les discussions qui ont suivi ont rapidement laissé apparaître que dans le canton de Berne, c’était surtout aux communes de promouvoir de tels logements.

L’assemblée des délégués a aussi pris congé de Matteo Langenegger, membre du comité directeur. C’est Barbara Keller, représentante JS, qui a été élue pour le remplacer. Ivan Kolak rejoint également le comité directeur en tant que représentant du PS Migrant-e-s.

Pour finir, les délégués ont aussi donné les consignes de vote en vue des votations du 23 septembre : ce sera oui pour l’arrêté fédéral vélo et l’initiative pour des aliments équitables et libre choix concernant l’initiative pour la souveraineté alimentaire.

13’546 signatures certifiées conformes: le référendum contre la loi sur les impôts est déposé!

Communiqué de presse

Comité «contre la révision de la loi sur les impôts»

Une alliance d’associations et de partis a lancé le référendum contre la révision injuste de la loi cantonale sur les impôts. Dans le délai de trois mois, plus de 15‘000 signatures ont été récoltées. Ce matin, le Comité a remis 13‘546 signatures certifiées conformes à la Chancellerie d’État du Canton de Berne.

Lors de sa session de mars, le Parlement Cantonal a approuvé une réduction de l’impôt sur les bénéfices pour les entreprises qui réalisent les plus grands profits. Il en résulte un risque de perte de recettes fiscales de l’ordre de 160 millions de francs par année que le Canton et les Communes ne pourront compenser qu’à l’aide de nouvelles mesures d’austérité ou d’augmentations d’impôts pour les personnes physiques. Les répercussions touchent toute la population, les coûts sont supportés par les PME, la classe moyenne et les Communes.

Tant dans les villes que dans les campagnes, la récolte des signatures contre la loi sur les impôts a rencontré un écho très positif.  «Des cadeaux fiscaux dont ne profitent unilatéralement que les entreprises réalisant les plus gros profits ne sont guère goûtés par la population. Ils empoisonnent les finances communales, mais aussi la société en général» critique Natalie Imboden, Co-Présidente des Verts du Canton de Berne et membre du Grand Conseil. Le comité référendaire a présenté aujourd’hui sur la Rathausplatz de Berne un  «cadeau pour les grandes entreprises », haut de plus de deux mètres, signifiant également «un empoisonnement des finances communales». Avec le dépôt du référendum, le cadeau a été symboliquement rendu au Canton.

Le Canton subit les conséquences. En novembre  2017, le Grand Conseil a décidé le 16e programme d’austérité en l’espace de 25 ans. Ursula Marti, Présidente du PS du Canton de Berne et membre du Grand Conseil est persuadée que  «les nombreuses signatures démontrent que la population en a assez de l’éternelle politique de démantèlement. La réduction des prestations touche tout particulièrement les services de la santé  et la formation. Elle menace la qualité de vie de la population dans les villes et les campagnes. Il faut maintenant en finir.»

Mais aussi les 360 Communes sont concernées par les pertes de recettes fiscales. La ville industrielle de Bienne est particulièrement touchée, plus de 6 millions de francs  risquent de faire défaut. Urs Stauffer, l’intendant des impôts de la Ville de Bienne,  calcule que  «les Communes bernoises perdent en moyenne quelques 53 millions de francs». Et il met en garde: «Ces pertes de recettes fiscales ne pourront être refinancées que par des augmentations d’impôts pour les personnes physiques ou par une réduction massive des prestations du service public».

Le rejet massif de la RIE III dans le Canton de Berne a déjà clairement démontré ce que les citoyennes et citoyens bernois pensent des cadeaux fiscaux accordés aux entreprises. La votation sur la loi sur les impôts aura lieu le 25 novembre  2018.

Autres informations sous : www.pas-de-cadeaux-fiscaux.ch