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Économiser sur le dos des plus pauvres ? De la folie !

Communiqué de presse

La manifestation d’aujourd’hui contre le démantèlement des acquis sociaux envoie un signal clair contre de nouvelles réductions de l’aide sociale. Le PS du canton de Berne apporte son soutien plein et entier à cette levée de boucliers de la société civile. Une large frange de la population considère que les économies réalisées sur le dos des plus pauvres vont à l’envers du bon sens.

Après les mesures d’économie dont l’aide sociale a déjà fait les frais à de nombreuses reprises, la limite du soutenable est atteinte, de l’avis unanime des experts, qui ajoutent qu’il ne reste quasiment pas de potentiel d’économie dans ce secteur. Pourtant, le conseiller d’Etat Schnegg poursuit obstinément la planification de la prochaine révision de la loi sur l’aide sociale, alors même que les mesures d’économie prises dans ce secteur sont depuis longtemps déjà plus élevées que ne l’exigeait la motion Studer.

Contrairement aux politiciens de droite, les nombreux manifestants qui se sont réunis devant l’hôtel de ville aujourd’hui ont compris la totale absurdité de nouvelles baisses de l’aide sociale. Le PS est très heureux de voir la société civile se mobiliser contre le démantèlement des acquis sociaux et il soutient l’appel lancé aujourd’hui. Pour la présidente du parti Ursula Marti, « cette manifestation montre clairement le ras-le-bol de la population envers cette politique de la droite ».

Le PS s’associe au front de lutte contre toutes nouvelles réductions de l’aide sociale mené par les manifestants et par de nombreuses organisations et partis. Avec les directives CSIAS, c’est un compromis acceptable pour tous les cantons qui a été trouvé. Andrea Lüthi, députée au Grand Conseil, déclare que « le revirement du canton de Berne remettrait en question ce compromis et serait un affront pour les autres cantons. Berne aussi doit respecter cet engagement. »

Le PS défend ses sièges dans trois régions

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne se réjouit que tous les préfets sortants soient parvenus à défendre leur siège. Dans le Jura bernois, Hervé Gulotti atteint l’excellent résultat de 5089 voix et participera au second tour des élections le 2 juillet prochain.

Dans quatre régions, le PS du canton de Berne disposait de préfets dont il s’agissait de défendre le siège. Trois régions voyaient leur ancien préfet se représenter : Christoph Lerch dans la région Berne-Mittelland, Philippe Chételat dans celle de Biel/Bienne et Martin Künzi dans celle d’Interlaken-Oberhasli. Tous ont magistralement défendu leur siège.

Dans le Jura Bernois, il y aura un second tour. Hervé Gulotti y défend le siège du PSJB laissé vacant à la suite du retrait de Jean-Philippe Marti. Au premier tour, il a atteint un très bon score de 5089 voix.

Le PS du canton de Berne félicite d’ores et déjà les élus pour leur victoire et leur souhaite plein succès pour la prochaine législature. Le parti remercie les quatre candidats et tous ceux qui les ont soutenus durant cette campagne électorale menée avec courage, et adresse ses meilleurs vœux de réussite à Hervé Gulotti pour le second tour.

Oui à la stratégie énergétique

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne est très satisfait du oui à la stratégie énergétique 2050, étape importante vers un avenir qui privilégie les énergies renouvelables au nucléaire. Le PS déplore le non au crédit pour l’aide sociale en matière d’asile et que la route de contournement Aarwangen-Langenthal ait été acceptée.

Le PS du canton de Berne se réjouie vivement de l’acceptation de la stratégie énergétique. En votant oui, le canton s’engage aussi pour un avenir sans nucléaire, tablant sur les énergies renouvelables. Les Bernois confirment ainsi la politique progressiste de la conseillère d’Etat socialiste Barbara Egger-Jenzer. Les énergies hydraulique, éolienne et solaire constituent une opportunité économique importante pour un grand canton hétérogène tel que Berne.

Le non au crédit pour l’aide sociale en matière d’asile est décevant. En particulier les réfugiés mineurs non accompagnés sont parmi les plus vulnérables des requérants. Ils ont besoin d’un encadrement et d’une attention adaptés à leur âge, et d’un soutien particulier pour leur permettre de bien s’intégrer. Le PS attend que le canton de Berne le prend en compte malgré le rejet.

Le PS déplore que la route de contournement Aarwangen-Langenthal ait été acceptée. Il demande maintenant que le canton prenne en compte dans sa réalisation les critiques qui se sont élevées dans la région concernée, et que la mise en œuvre de cette nouvelle route ménage le plus possible l’environnement. Il faut également considérer la prise de mesures d’accompagnement afin que d’autres communes n’aient pas à subir une augmentation du trafic routier.

Soutenir les communes au niveau de l'acceuil durant les vacances !

Communiqué de presse

Le PS du canton de Berne est très heureux de voir la motion qu’il a lancée pour le soutien d’offres d’encadrement pendant les vacances scolaires arriver au stade de la mise en œuvre. Il soutient la modification proposée, dont l’objectif est de répondre aux besoins des communes. Les nouvelles offres vont faciliter et enrichir considérablement la vie des familles. Le PS veut un encadrement de qualité et des ressources en suffisance pour ces offres.

Les écoles à horaire continu ne cessent de se multiplier dans le canton, mais dans de nombreuses communes, il manque une prise en charge équivalente pour les vacances, laquelle permettrait aux parents d’exercer une activité lucrative en sachant que leurs enfants ne sont pas laissés à eux-mêmes : les 4 à 5 semaines de vacances des parents ne suffisent pas à couvrir les 13, voire 14 semaines de congés scolaires.

Le PS du canton de Berne soutient la proposition de modification de la loi sur l’école obligatoire : les subventions cantonales qu’elle accorde aux communes leur donneront la possibilité de mettre en place des offres d’encadrement pendant les vacances. Une dépense relativement modeste de 0,5 à 1,4 million de francs permettra de multiplier jusqu’à quatre l’offre actuelle.

« Les enfants bénéficieront d’une prise en charge avec une vraie valeur pédagogique, et les parents auront moins de peine à concilier vie de famille et vie professionnelle, » se réjouit la députée au Grand Conseil Nicola von Greyerz. « Ce changement va également dans le sens de la promotion de l’égalité des chances et entre les sexes. » Sans compter la contribution au développement économique du canton que cela ne manquera pas d’apporter.

Dans sa réponse à la consultation, le PS demande certaines améliorations : un service abordable pour les familles à faibles revenus et avec plusieurs enfants, répondant aux mêmes standards de qualité que l’école à horaire continu, et un encadrement spécifique pour les enfants ayant des besoins particuliers. Pour ce faire, il s’agira de mettre à disposition les ressources nécessaires. 

PIC 2 : Des mesures à courte vue

Communiqué de presse

En se focalisant unilatéralement sur les exigences envers les réfugiés, le programme d’intégration cantonal 2018 – 2021 (PIC 2) complique considérablement leur intégration, ce qui témoigne d’une vision à court terme qui ne peut qu’engendrer des coûts supplémentaires pour le canton. Le PS du canton de Berne défend vigoureusement un travail d’intégration basé sur la continuité et la réciprocité, et demande que le PIC 2 soit modifié en conséquence.

Le programme d’intégration cantonal 2018 – 2021 (PIC 2) se focalise essentiellement sur la capacité d’intégration unilatérale des personnes admises à titre provisoire et des réfugiés. L’orientation « encourager-exiger » envers tous les nouveaux arrivants adoptée il y a seulement quatre ans est totalement ignorée. Selon le PIC 2, les migrants qui vivent déjà en Suisse ou arrivent ici pour fuir leur pays seront largement livrés à eux-mêmes.

La mise en œuvre prévoit d’abandonner le principe de processus d’intégration mutuelle. Désormais s’impose une vision de l’individu basée sur la capacité économique qui n’offre une perspective en Suisse qu’aux plus forts. Dans un processus relevant de politique sociale comme l’intégration, la continuité est un élément fondamental, car l’effet que l’on recherche est sur le long terme. En changeant de cap tous les quatre ans, les mesures prises sont interrompues en plein processus, et le canton perd toute crédibilité auprès de ses partenaires. Les sanctions rigoureuses qui sont prévues pour tous ceux qui n’atteignent pas les objectifs d’intégration pénalisent les personnes particulièrement fragiles. Ces dernières ne peuvent souvent pas réaliser ces objectifs pour des raisons psychologiques ou à cause de traumatismes, ce qui leur ôte du même coup toute possibilité d’intégration.

« Cette politique engendre un gaspillage de ressources en personnel, ce qui ne fait aucun sens en ce moment où des suppressions d’emplois sont prévues au niveau cantonal, » fait remarquer Ursula Marti, la présidente du parti. « De plus, en ne reconnaissant pas l’expérience professionnelle et les diplômes étrangers, on se prive d’un potentiel d’intégration rapide sur le marché de l’emploi. » A moyen terme, ces supposées mesures d’économie entraîneront une augmentation massive des working poors vivant dans des conditions de vie et d’emploi précaires. Le PS du canton de Berne veut que l’intégration soit assurée à long terme et de manière durable dans le canton, et demande au conseiller d’Etat Schnegg de modifier le PIC 2 en conséquence.

Le PS du canton de Berne déplore également que le PIC 2 n’ait été mis en consultation que sous pression et très tardivement, sans que les partis aient été conviés qui plus est. Il est tout aussi choquant que ce soit précisément le conseiller d’Etat originaire du Jura bernois qui ait envoyé le dossier de consultation uniquement en allemand. 

Renforcement et non démantèlement : le PS et les Verts veulent récupérer la majorité au gouvernement

Communiqué de presse

Communiqué de presse du PS du canton de Berne et des Verts du canton de Bern

Le PS et les Verts du canton de Berne se présentent ensemble aux élections du Conseil-exécutif avec 4 candidatures, dont une du Jura Bernois. Cette stratégie décidée par les comités directeurs respectifs des deux partis devra être approuvée par chacun des deux congrès, auxquels incombe également la tâche de nommer les candidats.

La liste conjointe des deux partis sera formée de trois socialistes, dont une candidature du Jura Bernois, et d’un représentant des Verts. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la stratégie menée lors des élections de 2006, 2010 et 2014, où cette formation avait permis d’obtenir et de conserver la majorité. Les deux partis sont ouverts à une collaboration avec les partis du centre.

Avec le maintien de leurs trois sièges et la reconquête du siège du Jura, le PS et les Verts entendent mener une nouvelle politique gouvernementale, qui mette la population au centre et permette le développement et la promotion écologique et durable du canton. Le service public (formation, santé, sécurité sociale et transports publics) doit être maintenu et renforcé.

Un changement de cap est nécessaire de toute urgence. Le canton a pris un net virage à droite depuis juillet 2016. Malgré le rejet de la RIE III, la nouvelle majorité bourgeoise au gouvernement s’entête à baisser les impôts des entreprises, et lance en échange un immense programme d’économie de 250 à 300 millions. Le PS et les Verts veulent une politique de renforcement et non de démantèlement, avec des projets porteurs et non une spirale descendante. Les deux partis sont convaincus que la politique menée actuellement n’a pas le soutien d’une large frange de la population. Le référendum contre la baisse des subsides et le sec refus de la réforme de l’imposition des entreprises III le confirment.

Large alliance en faveur du crédit pour l’aide sociale en matière d’asile

Communiqué de presse

Comité interpartis « Oui au crédit pour l’aide sociale en matière d’asile »

Un comité interpartis réunissant Les Verts, PBD, PVL, PEV, PS et PLR s’est exprimé en faveur du crédit pour l’aide sociale en matière d’asile lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui. Ce crédit permettra de poursuivre le programme d’accompagnement et d’hébergement des réfugiés mineurs non-accompagnés. Un refus entraînerait au mieux un report des coûts, ou même une augmentation, avertit le comité.

458 requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA) séjournent dans le canton. Ces enfants âgés entre 1 et 17 ans vivent en Suisse sans leurs parents. Conformément à la Convention des droits de l’enfant, le canton leur fournit un hébergement et un accompagnement spécifiques ; mais le forfait versé par la Confédération ne suffit pas pour assurer cet encadrement, Il faut donc un crédit supplémentaire pour la période 2016-2019.

Madeleine Graf, députée au Grand Conseil, enseigne à des RMNA à Belp. Selon elle, il est clair que « les enfants et les jeunes réfugiés qui vivent chez nous sans leurs parents ont besoin d’une protection particulière, d’une prise en charge, d’une éducation et d’une intégration adaptées aux besoins des enfants ». Certains ont vécu de douloureuses expériences de guerre, de fuite et de perte. Ainsi, en plus d’un accompagnement adapté aux mineurs, il est aussi essentiel de leur redonner des perspectives d’avenir. Beaucoup de ces enfants et de ces jeunes vont rester en Suisse, il faut donc qu’ils apprennent rapidement notre langue, notre culture et nos règles. « Plus les efforts d’intégration commencent tôt, plus ils ont de chances de mener une vie autonome quand ils seront adultes », déclare Regina Fuhrer, députée PS au Grand Conseil.

Pour Markus Wenger, député PEV au Grand Conseil, le bien-être de l’enfant devrait être prioritaire. Il souligne que le type d’hébergement choisi pour les mineurs remplit les exigences légales minimales et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une solution de luxe.

Même les représentants des partis bourgeois au comité se sont dits résolument favorables à ce crédit lors de la conférence de presse. Pour eux, le référendum de l’UDC est de la pure propagande populiste, car si ce crédit est refusé, il faudra quand même payer les coûts engendrés par les réfugiés mineurs déjà présents. Les tâches incomberont simplement à l’APMA ou à l’aide sociale. « Le crédit est la solution technique la plus avantageuse et la plus logique », estime Ulrich Stähli, député PBD au Grand Conseil.

Christoph Grimm, député PDC au Grand Conseil, a également insisté sur le fait que les investissements consentis dans la prise en charge et l’intégration des RMNA se justifient aussi d’un point de vue financier, puisque cela permet au canton d’éviter des frais subséquents à long terme, car seuls les jeunes qui intègrent rapidement le monde du travail peuvent subvenir eux-mêmes à leurs besoins plus tard.

Le PS élit sa nouvelle vice-présidente en la personne de Margrit Junker Burkhard

Communiqué de presse

Les délégués du PS du canton de Berne ont élu leur nouvelle vice-présidente, madame Margrit Junker Burkhard. Le congrès s’est en outre prononcé à l’unanimité en faveur des deux objets qui passeront en votation le 21 mai prochain, à savoir la loi fédérale sur l’énergie et le crédit pour l’aide sociale en matière d’asile. Pour ce qui est du crédit d’étude pour le réaménagement routier Langentahl-Aaarwangen, les délégués ont décidé, après d’âpres discussions, de rejeter cet objet.

Lors du congrès qu’il a tenu aujourd’hui, le PS du canton de Berne a donné son mot d’ordre concernant les votations du 27 mai prochain. Les délégués ont décidé à l’unanimité d’accepter la loi fédérale sur l’énergie et le crédit cantonal pour l’aide sociale en matière d’asile. Le réaménagement routier Langenthal-Aarwangen a quant à lui donné lieu à des débats plus animés. Après d’âpres discussions, le congrès a pris la décision par 95 voix contre 34 de rejeter cet objet.

Par ailleurs, le congrès a élu Margrit Junker Burkhard, députée au Grand Conseil, pour succéder à Ursula Zybach au poste de vice-présidente du PS du canton de Berne. En fonction depuis 2010 et désirant désormais se consacrer à sa future charge de présidente du Grand Conseil, cette dernière a reçu un vibrant hommage de la part du congrès. Conseillère communale à Lyss, Margrit Junker, 59 ans, est mariée et mère de deux fils. Les délégués ont aussi élu trois nouveaux membres du comité directeur : Cédric Némitz, Cipriano Alvarez et Stefan von Känel.

Le congrès s’est aussi penché avec attention sur le thème de l’asile et a adopté une prise de position dans laquelle le PS s’exprime clairement en faveur d’une culture de l’accueil vécue beaucoup plus intensément dans notre canton. L’accueil et le soutien des réfugiés est un enrichissement pour toute la société.

Dans la perspective de la votation à venir, la fédération régionale du Jura bernois a présenté une résolution pour le maintien de la commune de Moutier dans le canton de Berne. Les délégués partagent son souhait et lui ont apporté leur soutien unanime.

Départ d’Ursula E. Brunner, arrivée de Mirjam Veglio au Grand Conseil

Communiqué de presse

Le groupe PS-JS-PSA au Grand Conseil a pris connaissance avec regret du retrait de la députée au Grand Conseil Ursula E. Brunner. Conseillère communale de Wohlen, elle a représenté le PS pendant près de neuf ans au Parlement. Mirjam Veglio de Zollikofen prendra sa succession.

Avec le départ d’Ursula E. Brunner, le groupe PS-JS-PSA perd une véritable politicienne. Depuis son arrivée au Grand Conseil en juin 2008, elle s’est battue avec acharnement pour une société plus juste, notamment pour les droits des femmes. Présidente des Femmes socialistes du canton de Berne, elle a placé l’égalité entre homme et femme au centre de ses priorités, rappelant inlassablement que la Suisse et le canton ont encore beaucoup de chemin à faire dans ce domaine.

Membre du la Commission des infrastructures et de l’aménagement du territoire (CIAT), l’aménagement du territoire et les projets de construction étaient des thèmes qui lui tenaient également à cœur et pour lesquels elle pouvait apporter tout le savoir-faire glané de par ses fonctions de conseillère communale. Ursula E. Brunner n’hésitait pas non plus à aborder des sujets difficiles. Elle a ainsi beaucoup contribué à ce que le PS s’implique davantage dans la politique du droit d’asile, domaine où son expérience pratique au niveau communal lui a permis d’apporter de précieuses suggestions.

Ursula E. Brunner souhaite désormais se concentrer davantage sur son métier de conseillère d’organisation, de superviseuse et de coach BSO. « Pour pouvoir être efficace en politique sur le plan cantonal, une femme doit ou être jeune et jolie, ou bénéficier du soutien d’une association, d’une organisation ou d’un homme riche », estime-t-elle en revenant sur son engagement au Grand Conseil. Le PS du canton de Berne remercie vivement Ursula E. Brunner pour son travail et lui adresse ses meilleurs vœux pour l’avenir.

Barbara Schmutz, première candidate remplaçante, renonçant à un mandat au Grand Conseil pour des raisons professionnelles et familiales, ce sera Mirjam Veglio de Zollikofen qui prendra sa succession. Economiste d’entreprise et maman de deux enfants, Mirjam Veglio travaille à la direction de l’Association d’accueil familial Kibez (Verein Kinderbetreuung Zollikofen) et siège au conseil communal de Zollikofen. Mirjam Veglio se réjouit beaucoup de relever ce nouveau défi : « En tant que députée au Grand Conseil, j’aimerais m’engager pour un canton équitable et social, me mettre véritablement au service des gens. »

Le PS exige un changement de cap immédiat de la politique budgétaire

Communiqué de presse

C’est avec soulagement grande satisfaction que le PS du canton de Berne prend note du net rejet de l’imposition des entreprises – avec 68.4 % de non au niveau cantonal. Le peuple a réalisé l’énorme préjudice que la réforme aurait causé aux communes et au canton et il a opposé une fin de non-recevoir à cette arnaque de plusieurs milliards des partis bourgeois. Le PS du canton de Berne exige par motion urgente la révision de la stratégie fiscale cantonale et l’arrêt immédiat du programme de réductions prévu.

Le rejet de la RIE III constitue un camouflet retentissant pour la politique des partis de droite, axée uniquement sur les intérêts des grandes entreprises, sans accorder la moindre attention au bien-être de la population. Le peuple l’a bien compris et a suivi le PS, instigateur du référendum. Les excès de la RIE III, constitués en majeure partie par les réductions prévues des impôts cantonaux sur les sociétés, auraient coûté plus de 300 millions de francs au canton, villes, communes et paroisses comprises, aux dépens du service public. Le NON du peuple bernois à la RIE III peut donc être considéré comme un rejet clair de ces diminutions d’impôts. « Le PS du canton de Berne demande que la décision du peuple soit respectée, et que par conséquence, les baisses d’impôts prévues et les mesures d’économie de 300 millions de francs planifiées par le gouvernement soient abandonnées », déclare la présidente du parti Ursula Marti.

A la place, il faut élaborer une nouvelle stratégie fiscale qui réponde aux besoins des villes et des communes, et tienne compte du nouveau projet RIE III qui sera développé au niveau fédéral. Des instruments discutables comme l’impôt sur le bénéfice avec déduction des intérêts ou les déductions supplémentaires des coûts de la recherche et du développement n’y ont pas place. Pour qu’elle soit acceptable, la future stratégie fiscale doit être équilibrée et susceptible d’être financée par des recettes supplémentaires, par exemple au moyen de la réévaluation des terrains. Le PS ne tolérera aucune baisse d’impôts entraînant le démantèlement des prestations de l’Etat, que ce soit dans la formation, la santé, les transports publics ou dans d’autres services et infrastructures.

En outre, le PS demande à la directrice des finances du canton de s’impliquer activement dans le réexamen de la RIE III au niveau fédéral et de défendre les intérêts du canton, qui est doté de nombreuses industries et de peu de sociétés à statut particulier. Cet engagement a cruellement fait défaut jusqu’ici. La RIE III ne doit pas se fonder uniquement sur les cantons riches disposant de nombreuses sociétés à statut particulier. Le canton doit également œuvrer sur le plan national pour instaurer une limite inférieure au taux d’imposition et à l’imposition des dividendes. La concurrence fiscale a des conséquences dévastatrices pour toute la Suisse, tout particulièrement pour un canton industriel comme le canton de Berne.