Large alliance en faveur du crédit pour l’aide sociale en matière d’asile

Avatar of Adminis Adminis - 04.04.2017 - Communiqué de presse

Comité interpartis « Oui au crédit pour l’aide sociale en matière d’asile »

Un comité interpartis réunissant Les Verts, PBD, PVL, PEV, PS et PLR s’est exprimé en faveur du crédit pour l’aide sociale en matière d’asile lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui. Ce crédit permettra de poursuivre le programme d’accompagnement et d’hébergement des réfugiés mineurs non-accompagnés. Un refus entraînerait au mieux un report des coûts, ou même une augmentation, avertit le comité.

458 requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA) séjournent dans le canton. Ces enfants âgés entre 1 et 17 ans vivent en Suisse sans leurs parents. Conformément à la Convention des droits de l’enfant, le canton leur fournit un hébergement et un accompagnement spécifiques ; mais le forfait versé par la Confédération ne suffit pas pour assurer cet encadrement, Il faut donc un crédit supplémentaire pour la période 2016-2019.

Madeleine Graf, députée au Grand Conseil, enseigne à des RMNA à Belp. Selon elle, il est clair que « les enfants et les jeunes réfugiés qui vivent chez nous sans leurs parents ont besoin d’une protection particulière, d’une prise en charge, d’une éducation et d’une intégration adaptées aux besoins des enfants ». Certains ont vécu de douloureuses expériences de guerre, de fuite et de perte. Ainsi, en plus d’un accompagnement adapté aux mineurs, il est aussi essentiel de leur redonner des perspectives d’avenir. Beaucoup de ces enfants et de ces jeunes vont rester en Suisse, il faut donc qu’ils apprennent rapidement notre langue, notre culture et nos règles. « Plus les efforts d’intégration commencent tôt, plus ils ont de chances de mener une vie autonome quand ils seront adultes », déclare Regina Fuhrer, députée PS au Grand Conseil.

Pour Markus Wenger, député PEV au Grand Conseil, le bien-être de l’enfant devrait être prioritaire. Il souligne que le type d’hébergement choisi pour les mineurs remplit les exigences légales minimales et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une solution de luxe.

Même les représentants des partis bourgeois au comité se sont dits résolument favorables à ce crédit lors de la conférence de presse. Pour eux, le référendum de l’UDC est de la pure propagande populiste, car si ce crédit est refusé, il faudra quand même payer les coûts engendrés par les réfugiés mineurs déjà présents. Les tâches incomberont simplement à l’APMA ou à l’aide sociale. « Le crédit est la solution technique la plus avantageuse et la plus logique », estime Ulrich Stähli, député PBD au Grand Conseil.

Christoph Grimm, député PDC au Grand Conseil, a également insisté sur le fait que les investissements consentis dans la prise en charge et l’intégration des RMNA se justifient aussi d’un point de vue financier, puisque cela permet au canton d’éviter des frais subséquents à long terme, car seuls les jeunes qui intègrent rapidement le monde du travail peuvent subvenir eux-mêmes à leurs besoins plus tard.

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